‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 122 sur 354 · Iq^-^^P^I^ tû-ktrh'âm sûh1. Goodwin · texte numérisé non relu

Iq^-^^P^I^ tû-ktrh'âm sûh1. Goodwin

Ni l'esprit, ni la vigueur ne manquent à ce portrait: l'écolier, admonesté de la sorte, devait y regarder à deux fois avant de se laisser aller au vice qui lui avait attiré si dure réprimande. Mais il ne suffisait pas d'avoir corrigé l'étudiant : il fallait J'attache r au métier des lettre», et, j»our cela, discréditer à ses yeux les divers métiers pratiques en Egypte. « Celui qui se fait scribe est délivré de toute tâche servi le , — est protégé contre tous les travaux (de construction! , — est éloigné de la houe (?) et de la houlette (?) . 1 — Ne portes-tu pas une palette ? — C'est là ce qui établit la différence entre toi et celui qui manie la rame. — Tu es éloigné des misères ; 2 — point de maîtres à force. — point de supérieurs nombreux. — Sorti du sein de sa mère, l'homme — se courbe devant son supérieur : — le conscrit (?) sert le capitaine , — le cadet, le commandant, — le goujat, le cultivateur. —

«Thon art besmeaml likt* an egg.» iCamh. En. 1S58, p. 253.) Je considère ce membre de phrase comme fautif et je propose de le rétablir comme il

«>Tu te salis comme un rrorodih.» La chute de la préposition m,

devant le mot ^ mtâh'-u qui, lui aussi, commence par un

m, était naturelle, et, on peut même dire, presque forcée. Le texte complet de cette lettre se trouve dans Anu&tusi IV, pl. XI, 1. H — pl. XII, I 5, les premières phrases du texte jusqu'à ^ ^ ^ !| "j |1 ^==>n ui'k

ilaor, «Tn es comme une rame,- se retrouvent dans Sa/toi- 1, pl. IX, I. 9 — 1 1,

1. Goodwin : «The scribe is releaaed from labour, lie is the manager

of ail business; he is appointed to » (Camé. Es., I*5S, p. 251).

I«e membre de phrase uon traduit par M. Goodwin est ainsi conçu

aAentiiî xuuuyj- ■''* ne connais )>as d autre exemple des deux derniers mots

D'après son détermiuatif o/r/iHM paraît être la hmir

a -<n www © \\

I J*^"^ ^ Xu»aX' 8»iv> Ju rameau ^ est peut-être le nom du bâton porté par les bergers égyptiens.

2. Goodwin : «He is condemned to toil.» [Camh. Es., lS5b, p. 251), le

texte égyptien porte l| ^ rû-àï-Ui-w, « il est éloigné, séparé de

», le pronom de la troisième personne v se rapportant au

scribe qui, deux lignes plus haut, est désigné par le pronom de la deuxième

personne v * k. Ces brusques changement! de personnes constituent

uni- des élégances du styJe égyptien.

L'homme 1 est fait pour le capitaine, — le courrier pour le gardien des portes, — le berger pour le boucher. — Le preneur d'oiseaux va pour chasser à la course , — le preneur de poissons, pour se plonger dans l'eau. — Le prophète accomplit les rites;

— le prêtre tait les cérémonies. — Celui qui 2 —

se plonge dans le fleuve : — il ne distingue poiut la saison des semailles de celle des moissons, — taut le ciel souffle sur l'eau (î) — Le chef d'atelier est à son travail ; — son cheval s'enfuit du champ, — le grain de sa femme — et de ses enfants reste dans le sillon; — sa servante se fait femme de peine (î), :*

— son valet devient comme qui est misérable (î) — Le boulanger pétrit, — met les pains au feu; — [tandis que; sa tête est dans l'intérieur du four, — son fils le tient par les jambes; — s'il échappe de la main de sou fils,4 — il tombe là, dans les flammes.5 — |11 n'y a que le scribe: lui. il prime — tout ce qui est dans cette terre. «>" Nous possédons de ce morceau une autre

1. ffî^ /"* Je prends le mot homme dans le sens militaire : un

capitaine et ses hommes, un enseigne et ses hommes.

2. Un membre de phrase dont je ne saisis pas le sens, mais qui sert évidemment de sujet a tons les membres de phrases suivants.

j tàhc bok-t 0m tà /màA-t-u. Le sens précis dn mot J

(J (j *" „ ^ bpùtti-t m est complètement inconnu , comme il se trouve en antithèse avec l'expression q vn«V „ ntt-wÛ, qui est en ruine,

je présume qu'il marque une action désagréable ou pénible.

se-w. Litt. : «la fois d'échapper de la main de son fils.»

5 Le mot que je traduis flamme* est écrit 'f^^j^Q, uana Auu'

stasill et '^Gk^^^<j>Q, dans Saltier I. Brugsch (Met.

p. «21, s. r. t.) traduit le passage: «DerBauer besehHftigt mit Backen, achiebt das Brot in die Feuergluth, sein Kopf steckt im Innern des Ofens, es wird eingenommen sein (se. dus Ofens) Boden von seinen Beinen .... er stilrzt sich hinein in den Rauch.»

ti. Auastasi II, pl. VI, 1- 7 — pl. VII, I. r» Comme le texte de ce morceau est très confus et assez mutilé dans l'original, peut-être ne sera-t-il pas inutile d'en donner la transcription exacte. Le morceau est séparé du piécédent par le signe ^r^û écrit non pas à l'encre rouge, mais à

récension qu'on peut attribuer soit à l'auteur lui-même, soit à l'un de ses élèves. En admettant que le texte du Papyrus Ana-

l'encre noire

TU«!^k^T-#^Ai*sfi

stasi soit l'original et celui du Papyrus Sallier la copie , voici les résultats auxquels me conduit la comparaison des deux manuscrits. L'écrivain de Sallier brise la première phrase : il en conserve le début : « Celui qui se fait scribe est délivré de toute tâche manuelle, — il est préposé à tous les travaux ; » auquel il joint immédiatement la phrase «Ne portes-tu pas la palette?»» etc., qu'il arrange ainsi : « Ce qui fait la différence entre toi et celui qui manie la rame, n'est-ce pas que tu portes la palette? que tu n'as point de maîtres a force, ni de supérieurs nombreux?»1 Après la dislocation du début et la suppression de: «Il est éloigné de la houe (?) et de la houlette, » et de «tu es éloigné des misères » , il revient au texte primitif et conserve le fragment: «Sorti du sein de sa mère, l'homme se courbe devant son supérieur: le conscrit est le serviteur du capitaine, le cadet, du commandant, — l'homme, du cultivateur»,2 tout en remplaçant ce qui est relatif au courrier, au berger, au chasseur, au pêcheur, par: «le valet décurie sert l'éeuyer.»* Ici se trouve le passage du chef d'atelier, mais altéré singulièrement: «Tandis que le chef d'atelier est an travail, si son cheval quitte le champ, le grain de sa femme et de ses enfants reste sur le sillon; si son cheval se sauve, lui, il a beau s'enfuir, il est conduit à la prison.»»4 Vient ensuite uu passage entièrement nouveau: «Le

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