II
retf-t-m. Maspero, daus la Revue Critique , 1870, T. il, p. .79.
«Ton essence se multiplie, l'élan qui t entraîne vers ta demeure est rudoublé, on court vers toi, tout homme est amené i toi pour que devienne stable dans leur bouche ton uoni ainsi que toi-même, bienfaiteur des
dieux, toi qui nourris les êtres intelligents.» \ A qer est un mot
sémitique llebr. -7,3 — l'i/p. 13ns Cfr. A. Brngsch, Dit*, «. r.
S - 9mm
vit. p. 1470; gtibniluit, nul tu vit; Ar , y rediii, reccssit, ^ redit un. Le
I n'est pas phonétique : de même (pie dans
*>n,il
moi, j'éternise tes vertus par mes écrits, selon Tordre de Râ ; j'ai pris part anx cérémonies préservatrices qu'on a faites en ta faveur , les paroles que je t'ai adressées sont heureuses pour toi; ma -main écrit tes perfections comme fait mon frère Toth. Tàm lui-même nous a dit à tous deux : 1 «« Je me réjouis de tes desseins.»» Tous deux nous avons rassemblé pour toi les deux régions sous tes sandales; tous deux nous avons réuni pour toi la plante du midi à la plante du Nord.2 et tu es devenu roi des deux Egyptes ; Tu t'avances en roi du bas pays , tu as saisi les deux mondes en même temps que la double couronne. Tu sièges dans ta chapelle ; tu pénètres dans ton palais, comme Tâm dans la montagne solaire. Tu t'assieds sur ton trône, comme Horus sur son estrade ; tu apparais sur ton divan à la panégyrie anniversaire de ton avènement, :t comme Râ au commencement de l'année; tu respires tout dieu.4 Ainsi que Tûm, puisse ton aspect être béni chaque jour; qu'on aime le cycle divin qui raccompagne ; qu'à toi viennent les rayons du disque solaire; que S'û illumine ton temple, roi des deux régions [Ràmâ~men% fils du Soleil [Ptah'-meï Seti% vivificateur 1»»
marque une idée de mouvement rétrograde , de retour. j
qer-ew est une locution nominale formée de la 3* personne du singulier masculin de la racine et signifie m. à. m. «le il-court, celui qui court.» Ces sortes de noms sont très fréquents en égyptien et en copte. I . Toth et Sàtcex.
n uUiz. C'est une allusion à une scène souvent tigurée sur la base des trônes pharaoniques : deux Ni la, deux Thoths, ou deux autres dieux. Haut en faisceau le papyrus et le lotus , plantes symboliques du Nord et du Midi, afin d'exprimer l'union de la Thébaïde et du Delta sous un môme
sceptre. Dans toutes ces phrases, le pronom ( an est au duel, duel purement graphique et marqué par la substitution de deux traits l I au lieu des trois ifl qui sont le signe du pluriel.
j( J |1 h'eb-êe<l, ni. a. in. : «panégyrie ^ de fondation
omnem spiras, tu exhales l'odeur de tout dieu. Maspero dans ! tique, 1870, T. II, p. 39 : « Tu sens la présence de tout dieu.»
5. Mariette, Abydots, T. I,pl. 60—61. Sur l'importance historique de cette inscription, voir Maspero dans la Revu* Critique, 1870, T. IL p. 33-41.
Et, comme si ce n était pas assez de tant d éloges, Toth prend la parole pour célébrer à son tour les œuvres du roi. Son discours a souffert des injures du temps et n'admet pas une tradnction suivie ; mais ou y retrouve la même variété et la même verve louangeuse que dans le précédent. « [O mon fils bienaimé, seigneur des deux mondes , \Râ-mâ-men\}} , 1 fils du Soleil {Ptah'-meï Seti% réjouis-toi, roi de la H** Egypte, bienfaisant, défenseur [de son père comme Horus, défenseur de son père Ost'ris (Jtmower , seigneur d'Abydos; ton être est] son être.- Tes établissements établis dans la nécropole, tes fondations pieuses
sont revues [par lui t'ont donné}* la joie. Les seigneurs
dn ciel inférieur veillent sur ton avenir; tes perfections sont
dans leur cœur * Ton nom est placé parmi les étoiles
fixes: tes périodes se comptent par millions r» Le
Seigneur universel lui-même me dit que ta demeure est solide
comme le ciel elle brille] et ta majesté s'y
trouve chaque jour, comme Tûm dans son ciel. Je te fais connaître [ tes actions)* sont fixées par écrit auprès
de Hâ dans l'horizon céleste, tracées en couleurs, en sculpture,
en 7 Je décris ta justice et ta véracité;1* je rends
témoignage à ta perfection , je me plais à la mettre par écrit. •Tons les dieux [se rêjotiissent de tes rerfus , la joie esfV* dans