La restitution est de 31. Lauth
10. La dernière phrase est trop mutilée pour que je me hasarde à la traduire. Voici la restitution de M. Lauth (Moses der Ebràer, p. 86; : •Wohlan ! rttsten wir uns zu dem Kampfe gleichwie die Gaste gegen den Hunger. Genehmige es.» Le texte du morceau se trouve au Papyrus Arwtasi I, pl. X. /. 9 -p/. XI, l. 8.
La formule du prince Hordûdâ-w est ce fameux chapitre LXII du Livre des Morts si difficile à comprendre et à traduire. 11 semble résulter de ce passage que les scribes égyptiens ne l'entendaient pas plus aisément que nous et qu'ils avaient besoin de gloses et de commentaires pour en saisir la portée. Les Egyptologues modernes, qui ont essayé leurs forces sur ce chapitre et n'ont obtenu aucun résultat satisfaisant . auront raison de ne pas trop se désoler de leur insuccès : pour les gens de la Xix*B« dynastie, c'était déjà un texte difficile sur lequel s'exerçait l'habileté des maîtres et la patience des écoliers.
Dans ce concert de compliments, venait souvent se glisser la note dn reproche ou de la critique. On louait le patron pour obtenir sa protection : si son influence n'agissait pas assez vite au gré du client, s'il essayait d'arrêter par ses remontrances une ambition parfois démesurée, le scribe savait fort bien lancer entre deux baualités élogieuses un trait de raillerie. « Tu me réi>éte8 : ■« Un long sentier est devant toi : [ment] on y entre par une haie dangereuse, ne le sais-tu pas?»» Entres y devant moi et je te suivrai voloutiers; si tu ne t'y jettes pas, je u'y [vais] point. Si tu en trouves l'intérieur, et que j'en sois repoussé, garde-toi d'aider à me pousser dehors.» « — «Ta lettre m'est arrivée à l'heure des occupations de ma charge : ton messager m'a trouvé assis sur les cavales qui dépendent de inoi. Tu te réjouis, tu es dans l'allégresse, tu te prépares à [me] renvoyer [une réponse, mais] tu n'entres pas, dans ton cabinet pour voir ta lettre, trouvant que ce n'est ni un agrément, ni un plaisir. [Atmi] tes phrases sont embrouillées, au point d'égarer: toutes tes paroles sont bouleversées, elles ne sont pas en ordre: toutes tes formules sont de travers ?).» 2 Ailleurs à la critique du patron se joint la satire des rivaux. «Tu me répètes: «Bras cassé! sans courage! — Sois actif comme un scribe! m — Tu dis : ««Il ne sait pas, il ne sait pas.»» — J'ai passé un instant [près de toi, pour] te flatter: — aussi, j'ai fait le' brave? ^tandis qu'j un autre me tourmentait. — Les ordres du Seigneur au nom victorieux dominent ; ses décrets sont stables et verdissants comme Toth. — Je suis le soutien de toute ma famille. — Tu dis : ««Viens à moi ; »» je te dis : — «« Je connais beaucoup de gens sans courage , des bras rompus,
I Papyrus dmattm I, pl. XII, l. G— pl. XIII , /. /. Cfr. Chabas, Vmjage p. 47.