‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 210 sur 354 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

L'étude topographique de l'itinéraire des Dix-Mille a été plus d'une fois tentée; elle a donné assurément déjà des résultats satisfaisants sur plusieurs points, et je dois beaucoup, on le verra, pour le présent travail, à l'examen attentif et à la critique intelligente du voyageur anglais Hamilton. Néanmoins il me semble que l'étude d'ensemble restait à foire et que la partie la plus difficile est restée jusqu'ici très-obscure. Il est manifeste que Fidentification des lieux ne peut avoir lieu que par la comparaison du texte avec le récit détaillé des voyageurs et avec la représentation exacte du terrain lui-même. On s'expliquera ainsi comment le nom illustre du major Rennel ne figure pas parmi les autorités que j'ai citées ; quand il composa ses recherches sur l'objet que j'ai entrepris d'examiner, il n'était pas encore temps de s'y livrer au point de vue topographique. L'Anglais Ainswortli et l'Allemand Koch, qui ont étudié la question sur les lieux, se trouvaient dans des conditions bien meilleures; mais, comme on le verra dans le courant de cette étude, les défauts de leurs méthodes devaient les conduire à de graves erreurs, et le travail restait à foire, surtout pour la région des montagnes.

J'ai dû cependant étudier à fond leurs travaux, et l'on verra que je les ai critiqués pas à pas, si ce n'est quand il m'a fallu, dans la partie du voyage qui précède l'arrivée à Trébizonde, me frayer une route entièrement nouvelle. L'entreprise était hardie

— vin —

j'en conviens : mais j'avais à ma disposition un instrument bien puissant, la carte dressée par Kiepert pour YErdkunde de Ritter (die Euphrat-Tigris Lander, en 5 feuilles) qui mettait l'Arménie sous mes yeux, avec tous ses accidents de terrain, en quelque sorte, et me permettait de choisir dans l'ensemble ceux que pouvait désigner le texte de Xénophon.

Les cartes qui accompagnent mon opuscule ont été tracées par moi ; pour la Phrygie, surtout avec l'aide de celle de Hamilton, où j'ai choisi ce qui concerne le présent travail et que j'ai complétée sur quelques points par celle où Kiepert a retracé l' Asie-Mineure, carte qui m'a été aussi fort utile pour la Syrie ; pour les environs du golfe d'Issus, j'ai eu recours aux mêmes modèles : ici le géographe de Hamilton, M. Arrowsmith, avait eu à sa disposition l'atlas du colonel Chesney (expédition de l'Kuphrate), qui a également servi de base au travail de Kiepert en ce qui concerne le cours moyen du Tigre et de l'Euphrate. Les cartes correspondantes des Euphrat-Tigris Lande)* me servent de modèle pour cette région, en y joignant les cartes spéciales des travaux de MM. Bewsher et Mac-Miehaèl que je cite dans le texte. Pour l'Arménie, je n'ai eu, en supprimant la partie orientale, qu'à choisir, entre les innombrables détails donnés par les cartes de Kiepert, ceux qui sont utiles pour donner une idée bien suffisante de l'ensemble et pour suivre avec précision la marche des Grecs; ce choix j'ai dû le faire également parmi les nombreuses localités modernes indiquées par Kiepert sur les bords des fleuves, audessous de la région des montagnes ; d'autre part je fais entrer dans la carte du Tigre et l'Euphrate moyens l'Assyrie avec une extension et des détails que fournissent les cartons de Kiepert, son Atlas antiqaus et l'atlas de M. Fr. Lenormant. Pour la côte du Pont, j'ai joint à l'étude des grandes cartes de Kiepert celle de la carte du premier volume de Hamilton. Des lignes ponctuées indiquent partout la marche des Dix-Mille, telle que j'ai cru devoir la déterminer.

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