‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 219 sur 354 · Strabon, L. XII, chap. 8, et Hamilton, cb. XL1I · texte numérisé non relu

Strabon, L. XII, chap. 8, et Hamilton, cb. XL1I

Ghiediz, dont, sauf la consonne de la terminaison, les éléments phonétiques sont les mêmes et que Hamilton n'hésite pas à s'idenfier avec lui1. Ghiediz se trouve à une douzaine de lieues à l'O.- N.-O. de Peltae; donc Kepi^wv <r/-opi, qui était a 360 stades (GO kil. 6) de cette dernière, d'après l'estimation de Xénophon, c'està-dire en réalité à 50 kil. au plus, à cause des détours et embarras de la route, devait effectivement être, dans cette direction, là dernière ville de Phrygie. C'est ce que paraît avoir imparfaitement compris M. Koch*, quand il repousse l'identification avec Uschak (V. infra), par la raison que cette ville se trouve dans l'ancienne Méonie; mais il oppose une raison solide à l'opinion du major Rennel qui proposait les environs de Kutayeh, en faisant observer que, dans ce cas, Xénophon eût franchi le Mourad- Dagh et n'eût pas manqué de mentionner des hauteurs si considérables. Quant à la position précise du lieu désigné par Xénophon, nous l'ignorons; aucun géographe ancien ne la nomme, ce me semble, et c'est par conjecture, il le reconnaît lui-même, que Hamilton propose Uschak, ville commerçante3, à une dizaine de lieues au S. de Ghiediz; la distance de Peltae concorde, ajoute-t-il, avec le chiffre de Xénophon4, et cette ville, point de jonction de diverses routes, a pu mériter de tout temps le nom d'Agora. Quant à l'observation d'Ainsworth que les distances de Célènes et de la plaine du Caystre ne concordent pas avec la position d'Uschak5, comme sa carte reporte Keramon Agora au N.-O. de cette dernière ville, on voit qu'il néglige les réductions que les distances de l'Anabase doivent habituellement subir. Nous verrons tout à l'heure un autre motif de placer la ville antique dans ce canton.

§ 3. Marche à travers la Phrygie orientale, la Lycaonie et Tyane. — Vient ensuite une ville populeuse appelée KayrcpcS *e2tov (plaine du Caystre), située a trente parasanges de Kepi^wv <r4'opa. Evidemment nous ne sommes pas dans le 'bassin du Caystre, qui a son embouchure près d'Ephèse; ici encore Hamilton me paraît avoir indiqué l'explication véritable de cette anomalie, quand il lait observer que l'on trouve, sur les bords de l'Iber- Ghieul, petit lac situé à vingt-deux lieues à l'E.-S.-E. du Morad- Dagh, et à huit ou dix lieues au N. du lac Hoïran °, un terrain

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