Voy. la carte de Hamilton
marécageux dont les productions ressemblent à celles qu'on voit sur les bords du Cavstre1. Or, comme il est plus que probable que ce nom était significatif dans la langue du pays, on conçoit fort bien que des productions semblables aient fait donner un nom identique à une rivière et à une plaine assez éloignées l'une de l'autre. Xénophon compte trente parasanges (900 stades = 146 kil. 1/2) de Kcpipttv dbfopi à KiusTpoO nSîov ; dans ce pays montueux, il est bien permis de ramener cette distance à 100 ou 120 kilomètres, ce qui est, à peu de chose près, la distance , d'Uschak au lac d'Iber. C'est donc un motif de plus pour accepter l'identification proposée par Hamilton.
Mais il propose un autre motif que l'analogie physique pour reconnaître au lieu indiqué la ville de Ka:J<iTpo5 -^sotov. Cette ville était à dix parasanges ou 300 stades (55 kil. 1/2) de Thymbrium, qui, en ligne directe, est à sept ou huit lieues du petit lac dont nous parlons ; or, de Thymbrium à Iconium, Xénophon compte trente parasanges, en passant par Tyriaeum. A vol d'oiseau, la distance de Konyeh au lieu proposé pour Thymbrium serait environ 115 kilomètres, qu'il faut accroître notablement à cause du choix des vallées pour une armée nombreuse et sans doute encombrée de bagages, car Cyrus menait avec lui bien plus d'Asiatiques que de Grecs. Nous nous trouvons ainsi en accord fort raisonnable avec les 900 stades ou 146 kilomètres de Xénophon. Or, je le répète, l'identité de Konyeh avec Iconium, ville très-importante encore au milieu du moyen âge, où elle a été longtemps capitale d'un empire turc, n'est contestée par personne. Déplus l'auteur anglais croit reconnaître dans la source d'Olou-Bounar Debrent la source de Midas, que l'Anabase met auprès de Thymbrium»; quanta Tyriaeum, il se trouvait à la frontière de Lycaonie, sur l'itinéraire commercial que décrit Strabon d'après Artémidore3. On comptait de là, par Philomelium, un peu plus de 500 stades jusqu'à Karura (frontière S.-O. de la Phrygie) ; en Lycaonie, la route passait par Laodicée Katakékauméné (Ladik). Or cette route venait d'Apamée par Métropolis, c'est-à-dire entre les deux lacs de Hoïran et d'Ak-Scheher4. Comme Ladik est à la même latitude que le premier, la position de Tyriaeum s'accorde