‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 22 sur 354 · ut Fulco Remensis in Dulcomensi pago castrum Altimontis · texte numérisé non relu

ut Fulco Remensis in Dulcomensi pago castrum Altimontis

» erexerit. • (Chronicon Maceriense, anno 860).

3. Guérartl, Essai sur le système des divisions territoriales de la Gaule, p. 148.

mentionne pas parmi les pagi «le la civitas Rrmensis. Nous ne savons ce qui lui avait dicté cette décision ; peut-être croyait il que Douleon, qu'il semble considérer comme la capitale de ce pagus], était de l'ancien diocèse de Verdun. M. Desnoyers reconnaît également l'existence d'un pays du nom de Dormois dans ce diocèse, et il va même jusqu'à lui assigner Chaum<mt-sous-Muraut (Meuse, arr. de Montmédy, canton de Daravilliers) pour chef-lieu ces détails, qui ne s'appuient certainement sur aucun texte de valeur, sont probablement empruntés à quelque auteur du pays. Toujours est-il que M. Desnoyers assigne la majeure partie du Dormois au diocèse de Verdun, « si toutefois, dit-il, il >► ne conviendrait pas mieux de distinguer deux pagi différents » du même nom dans les tleux diocèses3.» Comme nous ne connaissons aucun texte qui autorise à penser que le Dormois se soit étendu au-delà du diocèse de Reims, nous ne mentionnons ces opinions que pour mémoire.

Le Dormois est un des pagi du diocèse de Reims sur lequel nous avons le moins de renseignements :

1. Ainsi que nous venons de le dire, on sait par Flodoard que le pagus Dolomensis faisait partie du missaticum confié aux soins de Wulfhair, qui devint évêque de Reims en 81 2*.

2. Un diplôme des empereurs I^ouis et Lother, de 818 environ, ordonne la restitution à l'église de Reims de divers biens qui lui avaient été enlevés ; et parmi ces biens on remarque, in pago Dulcomensis la villa quae vocal ur Caveraù. Nous traduirons ce nom, ainsi que l'a fait M. A. de Barthélémy, par Chevières, Ardennes, arr. de Vouziers, cant. de Grandpré.

3. Le pagus Dulmensis est nommé entre leVerdunois et Arlon, parmi les pays du royaume de Lother que le partage de 870 attribua à Charles-le-Chauve6. Cette forme syncopée, Dulmensis, que nous fournissent les Annales de Saint-Bertin, nous montre comment le nom du Dormois s'est formé de Dulcomensis;

1. Provinces et pays de France dans Y Annuaire de ta Société de l'Histoire de France pour 1837, p. 90. Là, du moins, M. Guérard rapproche le nom de Douleon de la dénomination latine du Dormois {pagus Dulcomensis).

2. Desnoyers, Topographie ecclésiastique de la France, p. 107.

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