‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 223 sur 354 · Voy. Hamilton, chap. XXIV · texte numérisé non relu

Voy. Hamilton, chap. XXIV

armée ne pourrait gravir si elle était défendue. Les hauteurs étaient effectivement gardées par un prince cilicien nommé Syennisis; mais il les abandonna quand, à l'approche de la flotte de Cyrus, il se vit sur le point d'être tourné.

Ce défilé a été décrit de visu par le colonel Chesney, dans son Expédition for the survey of the rivers Euphrates and Tigrisi. Vers l'extrémité occidentale des contreforts du Taurus qui s'étendent dans la plaine de Cilicie, « il se trouve, dit-il, une profonde fissure, qui s'étend de la crête à la base de la chaîne, presque d'un seul niveau et qui forme la route ordinaire entre la Syrie et l' Asie-Mineure. C'est un chemin d'environ 83 milles.» 11 ajoute cependant que le passage occupe un plateau (summitlevel) de hauteur médiocre à ses extrémités. « A l'approche de celles-ci, continue l'auteur, on franchit de profonds défilés formés de roches; les célèbres Portes peuvent en conséquence être considérées comme partagées en deux portions distinctes. Au sud, une vallée d'un à deux milles de largeur circule dans la direction du N.-O. pendant environ 25 milles et demi, entre des croupes boisées, couronnées de villages, depuis la plaine d'Adanah jusqu'à Golek-Boghaz*. Ce dernier passage a 3,000 pieds (anglais) d'altitude, et un village 5,000. Au N.-E. de cette partie du défilé, le lit d'un cours d'eau sert quelque temps de route; de là à Menzil- Khan, la scène qu'on a sous les yeux est vraiment alpestre. Des rochers coniques s'élèvent h trois ou quatre mille pieds au-dessus des bois; puis on trouve une étroite vallée couronnée de pins, près de laquelle le Kara-Guhid-Su, affluent occidental du Saïhun, se dirige vers le S. Un peu au N.-O. des rochers élevés et abruptes resserrent et dominent la route ainsi que le lit de la rivière, laissant à peine un chemin pour la côtoyer3. Ce sont là sans doute

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