T. 1, chap. XV
'2. La carte de M. Hamilton, (tressée, pour ce qui concerne la Cilicie, sur les documents fournis par le colonel Chesney (Ainsworth, p. 51) signale des batteries existant pour la défense de ce passage et d'autres encore dans la vallée du Sihun, au N. de la crête du Taurus; batteries élevées par les officiers du pacha d'Égypte, pendant qu'il était maître de ce pays (voy. Ainsworth, p. 45). — Le défilé d'Ulek-Boghaz {sic) est, dit M. Koch(p. 27), la clef de l'Asie-Mineure; cf. Ainsworth (p. 44-5).
3. M. Ainsworth fait observer qu'au moment où la route pénétre dans le massif des montagnes avec les affluents du Sarus et découvre aux yeux la sauvage beauté des rochers abrupts qui s'étagent jusqu'à la hauteur des neiges perpétuelles, la route peut encore contenir trois chariots de front, mais que, dans la gorge où elle arrive en suivant un affluent du Cydnus. au sud du plateau des batteries, elle laisse à peine place pour
les Pylae des anciens; non-seulement elles sont étroites et dominées, mais l'approche en est embarrassée par de nombreux cours d'eau, comme le disait Quin.te-Curoe (III, 4). L'accès en est trèsdifficile, mais, sur les flancs, diverses vallées peuvent être facilement franchies. » Il y a d'ailleurs, pour passer de Lvcaonie et de Phrygie en Gilicie, deux autres voies conduisant l'une à Mezetli ou Soli, comme celle-là, mais par Alan-Buzuk, plus à l'O., l'autre plus à l'O. encore, conduisant à Selevké (Séleucie) par Laranda; celle-ci vient directement de Koniyeh1.
Peut-être cette multiplicité des passages et un mouvement de quelques troupes asiatiques vers ces derniers déterminèrent-ils la retraite des troupes chargées de défendre les Portes ; mais le passage principal, FWbç fy*<;t--?, le seul apparemment que pût suivre une armée avec ses bagages, doit être le passage décrit par Chesney, et qui est encore la route ordinaire du commerce ; les passages des montagnes sont naturellement les routes qui varient le moins. Xénophon nous apprend d'ailleurs que l'armée fit vingtcinq parasanges en quatre étapes, dans la plaine, avant d'atteindre Tarse, ville qui subsiste encore avec son nom (Tarsous) et que ses nombreuses antiquités, quelquefois décorées d'inscriptions grecques portant le nom de la ville, ne permettent pas de méconnaître8. De Tarsous au défilé méridional de Golek-Boghaz on mesure environ 40 kilomètres, soit 216 stades ou 7 à 8 parasanges, mais nous allons voir que ce n'est pas en ligne directe que les Grecs se portèrent sur cette ville.
Tarse, capitale de Syennisis, fut, dit Xénophon, abandonnée par ses habitants à l'approche de l'armée ; ceux de Soli et d'Issus (qu'il appelle Icaoî) accueillirent au contraire favorablement Cyrus. Soli, plus tard nommée Pompeiopolis quand Pompée y eut établi des pirates capitulés3, était à l'O. de l'embouchure du Cydnus qui, comme on sait et comme le dit l'auteur, traverse Tarse: Strabon, en effet, décrivant de l'O. à l'E. la côte méridionale de l'Asie-Mineure, nomme Pompeiopolis avant Zéphyrium, Anchialo et Tarse4; et le 2TaBia5;j.b; tifo nrj-aX?,; Qakivrr,:, procédant en sens inverse, nomme Tarse, le Cydnus et Zéphyrium avant Soli,
un seul (p. 44-5).