‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 228 sur 354 · Cf. Ainsworth, p. 63, et Koch, p · texte numérisé non relu

Cf. Ainsworth, p. 63, et Koch, p

ville et Balis, ruines étendues voisines d'un coude formé par l'Euphrate Une moyenne de 33 kilomètres par jour n'est pas énorme dans un pays de plaine dont la température est modérée. Il est vrai, le voyageur anglais ne compte qu'environ 80 milles, soit 127 kilomètres, jusqu'au Dhahab supérieur, « en suivant quelque temps le cours du Chalus et la plaine d'Alep, ce qui est la route la plus facile pour une armée » ; mais Xénophon ne nous dit pas à quel point les troupes atteignirent le Chalus, et il termine les 30 parasanges, non au cours supérieur, mais aux sources même du Dardas.

M. Koch (p. 36) hésite beaucoup à identifier ce qu'il nomme le Daradax, embarrassé qu'il est par les distances, peut-être parce qu'il ne réfléchit pas à la latitude laissée par l'observation qui vient d'être présentée ; mais on est confondu de la hardiesse avec laquelle M. Ainsworth (p. 65-6), maintenant dans l'Anabase les distances à vol d'oiseau, voit dans le Daradax un canal latéral de l'Euphrate ; encore s'il parle de canal, c'est parce que la largeur du fleuve lui-même dépasserait dans de trop fortes proportions celle que Xénophon indique pour le Daradax. Comme si l'historien ne comptait pas vingt lieues de là au fleuve et comme s'il pouvait être question des sources d'un canal.

Une marche de 15 parasanges (soit 83 kil.), parcourue en trois étapes, amena l'armée au bord de l'Euphrate, là où se trouvait la grande ville de Thapsac. Le colonel Chesney, qui a rejoint le fleuve un peu plus haut, pense reconnaître le Zeugma de Thapsac*, distinct de la ville elle-même3, dans le gué d'Al-Hamman, praticable seulement pendant une saison et encore avec quelque peine, ce qui s'accorde assez bien avec le récit de l'auteur grec, suivant lequel le passage se trouva, contre l'ordinaire, praticable pour les troupes. Le voyageur moderne y a remarqué, des deux côtés du fleuve , des restes d'endiguement disposés pour un pont de bateaux ; des traces d'une. route subsistent dans la direction de Sura 4, et la carte n° 3 de son atlas porte cette note au point indiqué : « Ruines étendues sur le flanc de la colline qui regarde la rivière ; formées de pierres taillées et de briques séchèes au four de 14 pouces en carré; village de Plumsa, restes d'un pont au

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