Ptol., L. V, cf. chap. 15, § 17. et ctaap. 19, g
4. Sura à 1*0. de Thapsac, sur la route de Chalybon (Alep). Voy. Kieport. Allas antiquus, tab. 111.
milieu de la rivière... Emplacement probable de Thapsac. » Une tradition locale désigne ce lieu comme celui où Alexandre passa l'Euphrate, ce qu'il fit effectivement à Thapsac, où se trouvaient alors des ponts1. Enfin il y a 64 milles (102 kil.) de là au point où le Dhahab est coupé par la route directe du défilé de Beylan, ce qui, ajoute Chesney, concorde presque avec les trois jours de marche rapide que fit l'armée, du palais de Bélésys à Thapsac. Mais, d'autre part, les 64 milles de Chesney 8 donnent une distance supérieure aux 15 parasanges de Xénophon , pour lesquels ou ne signale aucune variante et qui concordent bien avec les trois étapes notées par lui. De plus, il est certain que, venant des sources du Dhahab, les Grecs ont dû rencontrer l'Euphrate à une distance bien moindre, puisque, vers cette latitude, il coule assez longtemps de l'Ouest à l'Est ; et Ptolémée place le Zeugma à 5' (8 kil. 25 hect.) plus au Nord que la ville, ce qui suppose, à cause de cette même circonstance, une distance assez considérable en amont du fleuve. La ville que Xénophon a vue est donc un ancien Thapsac bâti au lieu du passage, tandis que le Thapsac de Ptolémée, de Chesney et de l'atlas de Kiepert appartient à un temps moins ancien et se trouvait situé a l'E.-S.-E. du premier. Les 15 parasanges ou 450 stades de YAnabase, comptés des sources du Dhahab, conduisent précisément au lieu où le fleuve abandonne la direction du S.-E. pour prendre, temporairement et avec beaucoup de sinuosités, celle de l'Est. Nous verrons d'ailleurs tout à l'heure un autre motif de penser que les Grecs n'ont pas dû passer le fleuve beaucoup plus bas que ce point-là.
3. Le long de l'Euphrate. — C'est, en effet, cinquante parasanges en neuf étapes que l'auteur de YAnabase compte pour la marche en Syrie jusqu'au fleuve Àraxe ; mais, avant de déterminer le terme de cet itinéraire, il faut rendre raison du terme géographique tout à fait inattendu qui se rencontre ici.t Xénophon, qui avait vu les Portes de Syrie auprès d'Issus, semble maintenant nous dire qu'il entre en Syrie en passant l'Euphrate. Mais un tel emploi de ce terme n'est point sans exemple dans l'antiquité, tant orientale qu'hellénique. Le nom d'Aram est bien connu pour représenter la Syrie, dont le dialecte ancien porte constamment en linguistique la dénomination d'Araméen. Or la Genèse3 donne à la Mésopotamie les noms