‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 239 sur 354 · L. VI, cbap · texte numérisé non relu

L. VI, cbap

3. Le docteur Ross, M. Lynch et le colonel Chesney s'accordent cependant à ramener cette ville au Sud, à Scheriat-el-Beidha. Voyez Mac-

Arrivons à la question archéologique dont je parlais. Le docteur Ross, dans un travail publié par le Journal de la Société royale de Géographie (vol. IX), énonçait les faits suivants : Une ligne de constructions part de la rive occidentale du Tigre, par 34° 3' de latitude, et se dirige vers l'Euphrate dans la direction du S.-S.-O. C'est une ligne solitaire de monticules, d'une épaisseur de 25 longs pas, avec un bastion sur leur flanc occidental, de 55 en 55 pas ; du même côté est un fossé de 27 pas de large. Le mur est bâti de petits cailloux du pays, sur des lits de ciment calcaire d'une grande ténacité. La hauteur du mur est de 35 à 40 pieds ; il court en droite ligne aussi loin que l'œil peut le suivre. Les Bédouins me dirent que cette ligne se rejoint sans dévier aux monticules de Ramelah sur l'Euphrate, à quelques heures au-dessus de Felujah, et que, dans l'intérieur des terres, il est, à certains endroits, bâti en briques ; qu'en d'autres endroits il est ruiné et de niveau avec le désert

Mais, d'autre part, Grote ajoute que Rawlinson a fait examiner les lieux par le capitaine Jones, lequel assure qu'il y a là seulement une ligne de monticules setendant à sept ou huit milles du Tigre et formés dans le dessein de retenir l'eau des torrents d'hiver dans un large réservoir. Que penser de cette contradiction ?

Elle est moins absolue, ce me semble, dans les faits exposés que dans l'estimation des narrateurs. M. Jones n'a vu les monticules que durant les deux ou trois premières lieues du parcours indiqué par Ross ; il a pensé que, servant à retenir les eaux, ils avaient été originairement élevés pour cet usage, mais il ne discute pas le témoignage des Bédouins , lequel renferme des circonstances favorables à l'opinion de leur sincérité, ne contenant rien qui soit propre à frapper l'imagination, rien qui ne soit conforme à la vraisemblance. Celle de la construction en briques est d'accord avec tout ce que nous connaissons des matériaux et des édifices de la Babylonie; les

Michaël, ubi supra, p. 136-8. On y trouve d'ailleurs des ruines fort étendues (Ainsworth, p. 111, Cf., Koch, p. 56); mais rien ne prouve que Sittakè ait dû en laisser de telles, surtout si, au temps de Ptolèmèe, elle s'était reportée plus à l'Est. 11 faut donc s'en tenir à la distance du Zab, et aussi, comme nous le verrons, de la ville d'Opis. — La carte 7 de Chesney place Sittaké à droite du fleuve, tout près et au Sud du Schatt-Aïdha. son ancien lit (?), qui rejoint le cours actuel presque à la prise d'eau du petit Tigre.

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