‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 258 sur 354 · Bran., Alterth, p · texte numérisé non relu

Bran., Alterth, p

l'Est ; et M. Kiepert 1 constate que le Pasin a 50 à 60 pas près de Kùlli, où l'a vu M. Brant, et 700 pas au pont de Tchobran- Kopru, dans la saison pluvieuse, plus de 300 dans la saison sèche. Les Grecs l'ont donc certainement rencontré dans sa partie supérieure. Des divergences plus graves encore que celles dont nous avons parlé se produisent entre MM. Koch et Ainsworth, quant à la direction suivie par les Grecs quand ils s'éloignèrent du fleuve; mais d'abord pourquoi l'ont-ils suivi? où l'ont-ils quitté ?

Ici nous devons, avant de passer outre, noter une petite liberté de M. Koch envers le récit de Xénophon. Il refuse d'abord d'admettre que les Grecs aient suivi l' Araxe pendant sept jours et surtout pendant 35 parasanges. Puis il consent, comme concession bénévole, à accorder sept petites marches jusqu'au voisinage de Mandjigherd, où ils pénétrèrent, dit-il, dans la vallée de Tusla-tschaï. Je ne demande pas à les conduire plus loin, mais je maintiens que, comptés sur la route fluviale, les 35 parasanges peuvent fort bien se trouver jusque-là. Les Grecs, continue M. Koch, durent remonter cette vallée pendant six ou sept heures et franchir, par une passe facile, la ligne des hauteurs qui sépare le Passin de la branche orientale de l' Araxe 3 : c'est apparemment la rivière de Kars que l'auteur désigne ainsi. Il considère le Gy hertschileh ou Kiredjli-Dagh comme la limite des Pha siens et des Taoques 4 ; c'est effectivement la ligne de partage entre le bassin du Passin et celui du Tchoruk, où se trouve la province de Taïkh (v. infra) ; mais nous verrons bientôt que l'ancienne patrie des Taoques s'étendait davantage.

En rejoignant l' Araxe au moment où ce fleuve commence à se diriger vers le Nord, les Grecs lurent naturellement conduits à choisir cette vallée comme un chemin facile, les conduisant dans la direction où ils voulaient aller. Il est vrai qu'à une quinzaine de parasanges plus bas (et non à 35), il tourne de nouveau vers l'Est; mais les Dix-Mille durent penser que c'était un écart temporaire; quand ils s'aperçurent qu'il conserve cette direction, ils trouvèrent la route du Nord barrée par la série des contreforts du Kiretsclilu-Dagh (ou Karghabazar) et de l'Akmezre-Dagh. A une vingtaine de parasanges du dernier coude, en tenant compte des

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