‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 263 sur 354 · Anab., IV · texte numérisé non relu

Anab., IV

î, Der Zug, etc., p. 105.

aux Géorgiens est vraisemblable1, et qu'on ne trouve de plaine étendue qu'auprès du Kour 2. D vient de se prononcer pour l'identification du Harpasos et du Tchoruk, malgré l'impossibilité reconnue par lui-même d'attribuer à ce dernier une largeur de quatre plèthres, et cependant il ajoute : « On trouverait, dans les paroles de Xénophon, quelques mots pouvant appuyer avec vraisemblance l'hypothèse qu'il fut conduit jusqu'auprès du Kour3. » Il est vrai, M. Koch n'entend ici par le Kour que le principal cours d'eau qui le forme, l'Ardahantchaï, puisqu'il parle des plaines d'Ardahan etdeKjôla; mais les 80 parasanges comptés par Xénophon, dans sa marche, entre le Soghanly et le fleuve ne sauraient trouver place, si l'on se reportait si haut dans le bassin du Kour.

Selon que la plaine de 20 parasanges sera reconnue à l'Ouest ou au Sud-Ouest d'Achaltziche, elle nous conduira au pied soit du mont Sotimeri, soit du versant Nord-Est des monts Arsian, c'est-à-dire vers Digwir. Les étapes suivantes étant encore faites dans le pays des Scythènes, l'armée n'a pas dû passer au Sud des monts Arsian, où elle eût alors retrouvé les Taoques dans le canton de Schauschethi, mais plutôt marcher à l'Ouest, et Gymnias serait vers Acho, dans l'Adjara. C'est de là que l'on conduisit les Grecs au mont Théchès, à trois petites journées seulement de la montagne au miel vénéneux. Il est vrai, cette route rencontre le fleuve plus haut que la grande plaine et le suit pendant quelque temps dans une étroite vallée ; mais Xénophon ne dit pas qu'il ne l'ait vu qu'en un point.

Ici enfin nous retrouvons le guide qui nous a fourni de si utiles renseignements sur la topographie comparée de la Phrygie. « Le miel de Trébizonde, dit Hamilton, a gardé la qualité vénéneuse qu'il avait au temps de Xénophon, et dont Strabon constate aussi les eflets sur les soldats de Pompée. J'ai même remarqué que tout le miel a ici une saveur très-amère ; le miel sauvage surtout a les qualités nuisibles dont nous parlons. Elles proviennent, dit-on, de ce que les abeilles se nourrissent des fleurs de l'Azalea-Pontica, lesquelles croissent en abondance sur les collines qui dominent la ville... Elles croissent aussi, comme j'ai eu la facilité de m'en assurer, tout le long de la côte, et comme je l'ai ouï dire, dans les autres lieux où le miel est de

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