‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 30 sur 354 · Flodoard, Historiae Bemensis ecclesiae, 1. IV, c · texte numérisé non relu

Flodoard, Historiae Bemensis ecclesiae, 1. IV, c

3. Marlot. Histoire de la ville, cité el université de Reims, t. III, p. 495.

4. Ce compte existe à la Bibliothèque nationale, fonds franc, n* 11573.

5. Varin, Archir. admin. delà ville de Reimt. t. III, p. 180-481.

du comitatus carolingien'. Le père Delahaut, dans ses Annales civiles et religieuses d' Yvois-Carignan et de Mouzon2, donne une liste de quatorze villages, qui, suivant lui, dépendaient de la seigneurie de Mouzon aux derniers temps de l'ancien régime; mais le plus grand nombre de ces villages est situé sur la rive gauche de la Meuse et l'on s'aperçoit, en comparant cette liste avec le pouillé du diocèse de Reims de 1777, que cet auteur a voulu parler du domaine de l'abbaye bénédictine, évidemment formé de débris de l'ancien comté, et non pas de la chàtellenie royale. Suivant lui le comté de Mouzon comprenait certainement Sedan et les villages qui firent ensuite partie de cette principauté3; nous partageons cette opinion pour deux raisons : la première, c'est que Sedan fit toujours partie du doyenné de Mouzon que nous croyons identique à l'ancien comté; la seconde, c'est qu'à la tin du treizième siècle la seigneurie de Sedan et ses dépendances étaient tenues en avouerie de l'abbé de Mouzon par Gérard de Jaune*. Nous ne connaissons pas les différentes phases du démembrement du comitatus Mosomensis, et nous engageons vivement les érudits des contrées voisines à étudier l'histoire des seigneuries archiépiscopale et abbatiale de Mouzon afin d'élucider ces faits.

1. Voici la liste dos lieux désignés dans le compte de 1516 comme dépendant de la chàtellenie de Mouzon : Balan, Heaumont, la Bezace, Douzy. Fleigneux, Floing, Francheval, Letanne, Moulins. Mouzon, Saintr Menue, Vigneron (ferme de la commune de Mouzon) et Villers-Cernay. Ce compte mentionne, en outre, un plus grand nombre de villages tous situés sur la rive droite, c'est-à-dire sur la rive impériale de la Meuse, et qui, étant placés sous la « saulvegarde et tnicion » du roi, devaient des sauvements comptés dans les revenus de la chàtellenie de Mouzon.

2. P. 242. Cet ouvrage a été publié en 1822 en un vol. in-8% par L'Écuy, avec des additions et corrections.

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