Ep. VII, 33, 5; Cf. 1, 5, 3. VU
3. Paneg. 95 : Cursu quodam provectus ab illo insidiosissimo principe anteqvam profiteretur odhtm bonorum, postquam professas est substiti et cum rider em, quae ad honores compendia paierent, Umgius iter m a lui.
\. Il était sans doute rare que celui qui n'appartenait pas à la noblesse devint déjà questeur dans sa 25* année. Sous Commode encore, on cite comme un fait extraordinaire qu'un jeune homme de cette classe, après s'être distingué comme tribun militaire par sa bravoure, ait été désigné questeur annorum XXIV (Orelli, n. 3714).
en particulier. Comme le prouvent ses inscriptions et ses lettres (p. 50), il eut dans sa questure le privilège de fonctionner comme quaestor imperatori* 1 ce qui atteste la faveur dont il jouissait alors auprès de Domitien. Quoiqu'il n'ajoute pas les mots candidatus Augusti, c'était sans aucun doute l'empereur lui-même qui l'avait nommé, et non le sénat. On remarque, en effet, que les inscriptions omettent cette mention toutes les fois qu'il s'agit de questeurs de l'empereur ; la raison en est probablement que, pour cette catégorie de questeurs, il allait de soi que le prince «levait présenter lui-même les candidats*. Quant à son tribunal du peuple, il ne nous en apprend presque rien, sinon qu'il observa pendant sa durée le silence qui convenait :1, c'est-à-dire, d'après un passage que nous avons déjà cité (p. (il, n. 1), qu'il s'abstint de plaider afin d'éviter les collisions désagréables qui auraient pu seproduireentrele pouvoir soi-disant inviolable dont il était investi et la réalité des choses1.— Enfin, sursa préture, il ne dit rien; il ne parle que des jeux qu'il donna et de la modestie dont il fit preuve, ce qui doit se rapporter précisément à la manière dont il donna ces jeux :>. Il est probable, à en juger par son silence à cet égard, que le sort ne lui apporta aucun emploi effectif, en sorte que la préture n'aura été \to\xr lui, comme le tribunat, qu'un moyen d'ar-
1. Comp. Marquardt H, 3, 257 ot Borghcsi Ann. d. 1. 1849, p. 40 (Œuvres, V, 199). Il est curieux que Pline ne dise rien de sa questure dans son interpellation aux sénateurs Paneg. 95 : vos mihi in tribunal* quietis, in praetura modestiae, vos in istis officiis, etiam quae estudiis nostris circa tuendos sonos iniunxeratis (allusion aux plaintes contre Massa en 93 et contre Priscus en 99-1U0), cuncH constantiae antiquissimum testimonium perhibuistis. Le souvenir en était peut-être trop intimement lié à celui de Domitien pour qu'il parût convenable d'en parler sous Trajan. Du reste , on est frappé de l'ordre rigoureusement chronologique suivi par Pline dans cette énumération de ses fonctions et des affaires à lui confiées.
2. On peut citer à l'appui Henzen 6501 : praetori, tribuno plebis, quaesiori) diti Hadriani Aug., in omnibus honoribus candidato imperator[um).
3. Paneg. I. c. On voit par Ep. 111, 20 qu»' les candidats aux fonctions supérieures n'avaient à rendre compte que de leur questure; en sa qualité à'inanis umbra le tribunat ne pouvait donner lieu ni à la louange, ni au blâme. Cependant à cette époque les tribuns exerçaient encore un certain contrôle dans les séances du sénat (Pline, Ep. IX, 13, 19); et c'est au fait d'avoir évité des scènes comme celles dont il est parlé dans les lettres que nous venons de citer, que peuvent faire allusion les mots : ùt tribunatu quies.