‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 324 sur 354 · Becker-Marquardt II, 3, 202. C. I. L. I · texte numérisé non relu

Becker-Marquardt II, 3, 202. C. I. L. I

2. Paneg. 92 : tu comitiis nostris praesidere, tu nobis... carmea .praeire dignatus es, tuo iudicio consules facti, tua voce renuhtiali su min, ut idem honoribus nostris suffragator in air ta, in campo declarator existeres, il faut comparer lec. 77 : iter illi... in campum : nam comitia consulum obibat ipse : tantum ex renuntiatione eorum voluptatis quantum prius ex destination*

capiebat, et le c. 95 : vos {patres conscripti) destinationem consulatus mei

adclamationibus adprobavistis. Ici on distingue d'une part le htdicium de l'empereur, ou la suffragatio m curia, c'est-à-dire la désignation, et d'autre part la renuntiatio au Champ de Mars.

3. Pline décrit successivement l'acceptation du consulat par l'empereur (c. 59. 60) ; la désignation de ses collègues (c. G0-63); la renuntiatio (c. 63) et le serment (c. 6i); l'entrée en fonctions aux Rostres (c. 65); la première séance du sénat le 1" janvier (c. 66); la votorum nuncupatio (c. 67, 68) qui tombe sur le 3 janvier ; l'annonce des candidats à l'empereur avant l'élection (c. 69, 70); la présidence des comices au Sénat (c 71- 75); la présidence de la séance de trois jours dans laquelle (Ep. II, 11, principalement g 10, 18) fut débattu le jugement contre Marins Priscus (c. 76); enfin la renuntiatio au champ de Mars des fonctionnaires désignés (c. 77) et à la fin du même jour les jugements rendus au tribunal (c. 77}. Lorsque Pline abandonne l'ordre chronologique, il s'en excuse (c. 66, cf. 63).

janvier, et avant la délibération sur Marius Prisais, qui eut lieu également en janvier (p. 9).

A l'appui de cette observation, on peut citer encore un document du v° siècle, le calendrier de Silvius, qui porte, à la date du 9 janvier : suffecti consules designantur, site prœtores 1 . Ainsi, déjà sousTrajan, on procédait à la désignation des consuls de la manière suivante : les consuls ordinaires étaient nommés à la fin de Tannée précédente; les suffecti, le 9 janvier de l'année de leur charge, et cela dans la curie, sur la proposition de l'empereur ; d'où il suit que Pline et Tertullus furent désignés le 9 janvier de l'an 100. Pline dit expressément 2 que la désignation des consuls n'était pas suivie immédiatement des comices de pure forme qui avaient lieu au Champ de Mars et de la renuntiatio. Mais la renuntiatio, qui se faisait par le consul en charge et non par l'empereur, n'avait pas lieu lors de l'entrée en fonctions de chaque couple consulaire; elle se rattachait plutôt à la désignation, si même elle n'avait pas lieu immêdiatenient après. On en trouve la preuve dans le fait que la renuntiatio de Pline a été faite par Trajan en personne3 et d'ailleurs le Panégyrique n'indique, entre la désignation et la renuntiatio des sufj'ecti de l'an 100, qu'un court intervalle4, dans lequel se place la délibération de trois jours sur le procès de Marius Priscus.

1. Voy. C. I. L. I, 335, 383, où j'ai montré que Symmaque est d'accord avec ce que nous disons. La désignation des questeurs a lieu plus tard, le 23 janv. Ce sont donc là les comitia que Pline mentionne souvent clans ses lettres {Ep. 111, 20. IV, 25. VI, 19).

2. V. plus haut p. 00, n» 0 : tanlum ex renuntiatione quantum prius ex destinatione.

3. Trajan conserva, il est vrai, en l'an 100, les faisceaux un peu plus longtemps que les empereurs n'en avaient l'habitude (Panég. 61 : hanc tibi praecipvam causant fuisse extendendi consulatus fui, ut duarum consutatus amplecteretur collegamque te non uni daret) ; mais il y eut certainement encore un couple consulaire entre lui et Pline et Tertullus — Si, comme l'a montré une table Arvale nouvelle (Hermès, II, 51, 63), Néron fut renuntiatus le \ mare 51 comme consul ordinaire pour 55, ce ne fut que par exception.

4. Cette année-là, Trajan doit avoir déposé les faisceaux dans le courant de janvier, car, après avoir parlé des débats sur Priscus, qui eurent lieu dans ce mois, Pline (ch. 77) ne raconte plus que la renuntiatio et la séance judiciaire, dont il parle en ces termes: reliqua jxirs diei tribunali dabatur, il semble donc que c'était le dernier jour de son consulat; ensuite vient immédiatement la demande du Sénat priant l'empereur de reprendre le consulat. Quant au V* consulat (de 103), Trajan le déposa dès le 13 janvier. (Append. D.)

On peut donc admettre que la désignai io du 9 janvier tut bientôt suivie de la proclamation de tous les suffecti de l'année, et qu'en général cette renuntiatio avait lieu avant la fin de janvier.

§ IX. Augurai.

Nous avons vu (p. 15) que Pline devint augure vers l'an 103 ou 104, et que cet avancement répondait aux circonstances.

§ X. Cura alvei Tiberis et riparum et cloacarum urbis.

Nous avons montré (p. 18) que Pline avait probablement été revêtu de cette fonction en 105 et l'avait conservée jusqu'en 107. Son prédécesseur paraît avoir été Ti. Julius Ferox, consul en 00, que nous trouvons en 101 comme curator (p. (57, note 1). Son successeur, peut être pas immédiat, fut C.Minicius Natalis, consul en 100 ou 107 Depuis Tibère, cette cura était confiée à un consulaire avec quatre assesseurs des rangs inférieurs du sénat (de même que la cura aquarum par un consulaire et deux assesseurs) ; mais il paraît qu'ordinairement, et surtout depuis Vespasien, le titre de curator alvei n'était porté que par le président de la commission *, qui était toujours un consulaire 3.

§ XI. Légation de Bithynie.

Dans la plus importante des inscriptions qui le concernent, Pline prend le titre de legatus pro praetore provinciae Pon[ti et Bithyniae] consulari potestate in eam protinciam e[xs. c* mtSSUS ab] imp. Caesare Nerva Traiano Augusto German[ico Dacico\y et déjà plus haut (p. 27) nous avons fixé l'époque de

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