‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 332 sur 354 · Nipperdey. lntrod. p. VIII et suiv · texte numérisé non relu

Nipperdey. lntrod. p. VIII et suiv

3. Tacite mentionnp bipn Pline l'Ancipn, mais non les écrits de son ami, et dans les livres qui nous sont parvenus, il n'en avait pas l'occasion. Mais peut-être l'histoirp assez insignifiante du songe de Curtius Rufus Ann. XI, 21, est-elle tirée de Pline Ep. VII, 27, où quaestoris (— Q.) a probablement disparu avant obtinenli Africain. On ne peut pas savoir si ce que Tacite raconte de Palias (Ann. XII, 53) est une réminiscence de IMine, Ep. VIII, 6.

\. Après la mort de Verginius Rufus, son éloge est prononcé par Tacite laudator eloquentissimus (II, I, 6). Dans le procès de Priscus, Tacite parle clwjucntissime et quod eximium eku oroiioni inesi, «(ivw; (II, 11). Maîtres et étudiants en éloquence aflluent autour de lui (copia studiosorum. . ad te ex admiralione ingenii tui convenit) et l'on demande ses conseils sur le professeur d éloquenco que voulait appeler la commune de Corne (111, 23). Pline disserte avec lui sur les principes de l'éloquence (I, 20). Conf. VII, 20, 4.

5. VI, ICI : pelisut tibl avun&Ui mei eritum scribam, qiio vertus tradcre

sont des renseignements analogues relatifs aux derniers temps de Domitien, et dont Pline sollicite l'insertion dans les « immortelle* histoires1. » Ainsi il est au moins très-vraisemblable que c'est dans les années 106 et suivantes que Tacite a, sinon publié, du moins communiqué à ses amis et lu en public les premiers livres de ses Histoires, en même temps qu'il rédigeait les suivants, auxquels ces communications étaient destinées.

Les livres de Tacite, que Pline, dans ses septième et huitième livres 2, dit lui avoir été envoyés pour les parcourir, ne peuvent être également que des livres isolés des histoires.

Une lettre remarquable, que nous avons déjà citée à plusieurs reprises3, exprime, selon toute apparence, l'impression que la lecture des premiers livres des histoires devait nécessairement avoir produite sur les lettrés de Rome et sur Pline en particulier. Cette lettre est adressée à Titinius Capito, le Mécène du temps, qui avait conseillé à Pline de s'essayer comme historien. Pline refuse de se rendre, pour le moment, au désir de son ami 4 ; mais les termes mêmes dont il se sert impliquent l'aveu qu'un grand succès littéraire ne peut être obtenu que dans le domaine de l'histoire. Ony reconnaît les sentiments que devait éprouver l'auteur en voyant un de ses collègues, jusqu'alors son égal, prendre tout-àcoup son vol et, dans son puissant essor, laisser bien loin derrière lui tous ses anciens compagnons. Devant le succès obtenu par Tacite, il n'y avait plus place pour des sentiments de rivalité, il ne restait qu'à constater la grandeur de l'œuvre. Tout au plus pouvait-on, comme Pline, se consoler dans l'espoir de prendre une revanche plus tard.

posteris possis. Cf. ib. 22.

I. VII, 33 : Auguror... historias huis immorlales futures, quo magis Mis... inseri cupin.

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