‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 331 sur 354 · IV, 18. V · texte numérisé non relu

IV, 18. V

4. IV, 12. 2,8,V, 10, l.VII, 4. La dernière lettre contient l'histoire détaillée de ces « fleurs printannières », quelque peu attardées; elle raconte la première vigite de la muse pendant une sieste manquée et donne le fruit de cette entrevue : des hexamètres bien durs sur les poèmes de Cicéron. Traiisii ad elegos : hos quoque non minus celer iter explicui. Addidi iambos (c'est ainsi qu'on doit lire au lieu de alios; cf. Tacite, Dial. 10) facilUale corruptus. Deinde in Vrbem revenus sodalibus legi : probaverunt. Intle plura metra... temptavi. Poslremo placuiL.. unum separatim hendecasyllaborum volumen absolvere, nec paenilel: tegitur, desaibitur, cantatur. Et l'auteur est ravi de ce que sa jeune femme (la troisième) lui chante ses propres vers (IV, 19, 4 ; cf. VI, 7, 11).

5. IV, 15 : Tu fortasse orationetn, ul soles .. erpeefas. Al ego... lusvs meos tibi prodo... Si hoc opusculum nostrum aut potissimvm esset nul solum. fortasse posset durum vkieri dicere « quaere quod agas : molle et huma nu m est » habes quod agas. »

6. V, 3; VII, 4; 9, 9. Les jeunes poètes du temps portaient, naturellement, un jugement différent (IV, 27).

7. VIII, 22. Cf. VII, 9, 10. IX, 10, 2 : poemata crescunt (ne pas lire quiescunt); IX, 16. 25. 34.

Histoires, qui traitaient de l'histoire de Rome depuis la mort de Néron à celle de Domitien, étaient annoncées dune façon trèsvague dans YAgricola, publié au commencement du règne de Trajan 1 ; elles étaient achevées et publiées lorsque leur auteur commença les Annales, écrites vers l'an 115; elles ont donc été lues et publiées entre 98 et 1 15, probablement par livres isolés*.

Il vaut la peine de comparer ces données avec ce que Pline dit de Tacite dans ses Lettres. Les relations d'amitié qui unissaient ces deux hommes percent à chaque instant dans ce recueil 3. Un peu plus jeune que Tacite, Pline le considère en quelque sorte comme son modèle.

Dans les quatre premiers livres (jusqu'en 105), il en parle uniquement comme d'un orateur célèbre *. Dans le sixième livre (publié en 106 ou 107) on trouve par contre des détails sur des événements du règne de Titus, détails que Tacite avait demandés comme matériaux pour écrire son histoire5; dans le septième, ce

1. On place pn général la publication de l'Agricola avant la mort dp Nerva, parce que. c. 3, cet empereur n'est pas appelé dtvus; mais ceci n'est point indispensable, surtout dans un résumé historique (Comp. p. ex. Pline, Panèg. 35: imperator yerva... quaedam edicto Titi adstruzerat, et Panèg. 8, 10; Ep. IV, 9. 2; 17. 8; 22, \). Au contraire, ce passage montre, et encore mieux le ch. 14, que, lorsque Tacite écrivit l'Agricola, Nerva était mort. Pour croire que Tacite a pu écrire sous Nerva que son beaupère eût désiré voir cet heureux régime (ac prtncipem Traianumtidere), il ne faut pas avoir une idée nette de la position d'un César qui est plutôt celle d'un héritier présomptif que d'un associé à l'empire; il faut oublier que le titre de princcps ne revient qu'à l'Auguste, jamais au César et que même lorsque le César succède à l'Auguste, princeps mutatur (Tacite, Ann. I, 16).

Page 1