‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 351 sur 354 · Tacite Ann. I, 13 et ailleurs · texte numérisé non relu

Tacite Ann. I, 13 et ailleurs

le rejeton d'une ancienne famille patricienne. 11 y a néanmoins dans le cas qui nous occupe une légère infraction à la règle. Le fils adoptif a conservé le surnom (Gamillus) de sa famille naturelle comme prénom au lieu de le mettre au rang de cognomen , tandisqu'ileûtdû prendre le prénom de son père adoptif. Mais ici cela s'explique par le fait que les Arruntii étaient une des familles qui n'avaient pas de cognomina, d'où il résulte que les noms L. Arruntius Camiilvs n'eussent pas été conformes à l'usage de la famille dans laquelle Camille entrait par adoption. Après la chute du vieil Arruntius et sa mort qui survint en 36, peu avant celle de Tibère \ on comprend que son fils adoptif ait renoncé à son nom pour reprendre son ancien gentilicium qu'il transmit aussi à son propre fils 2. L'origine du nom de Scribonianus, que du reste les monuments ne nous ont pas fourni jusqu'ici, reste tout à fait inexpliquée.

Si plus haut (p. 35) nous avons dit de l'adoption que, lorsqu'elle déployait tous ses effets juridiques, elle détruisait les anciens rapports d'agnation et que par conséquent dans les inscriptions des empereurs on ne nommait jamais que le père adoptif, il n'est pas superflu d'ajouter que Néron ne fait pas exception à cette règle. On sait que, dans les actes officiels, il indique comme son père l'empereur Claude, comme son grand-père Germanicus, comme bisaïeul Tibère, et comme trisaïeul Auguste3. Mais il y a ceci de bizarre que, s'il indique comme père son père adoptif, pour les degrés plus éloignés ce sont les ascendants naturels qui figurent dans sa généalogie, et même ce ne sont pas les ascendants paternels, mais bien les maternels, et cela en tenant compte de nouveau des adoptions. Ainsi c'est Tibère qui est indiqué comme grand-père d'Agrippine, fille de Germanicus, c'est Auguste qui figure comme père de Tibère.

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