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Tout cela est conforme à la règle. On n'a qu'à se rappeler que l'adoption ne fait changer que le père et non la mère : Si filium adoptaverim, dit Paulus \ uxor mea illi matris loco non est; neqve enim agnascitur et; propter quod nec coynata eius fit. Ainsi, même après l'adoption, Néron resta légalement le fils de sa mère (peu importe d'ailleurs qu'Agrippine ait été en même temps la femme de son père adoptif) et le descendant de ses ascendants maternels. Il est évident que ce furent des raisons politiques qui l'engagèrent à nommer de préférence ces derniers dans les degrés plus éloignés. De même que Caligula, en sa qualité de petit-fils d'Auguste, évinça le petit-fils de Tibère, qui en droit héréditaire était son égal, de même il est certain que Néron a été préféré, dans la succession au trône, au propre fils de Claude, qui était légalement son égal , parce qu'il était arrière-petit-fils d'Auguste. Les titres qui s'étalent dans cette singulière généalogie de Néron sont ceux de la dynastie julienne, de la descendance, non de César, mais d'Auguste, descendance qui semblait plus légitime à côté de celle des Glaudiens. Et pourtant, dans celte généalogie rien ne contredit les principes du droit. Il n'y a d'anormal que le choix.