‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 169 sur 321 · Lacune d'une demi-ligne · texte numérisé non relu

Lacune d'une demi-ligne

k^'kîiPl^^li^^-'""-'"""^-

7. Paptjrns 'Anastasi N" I, pi. II, 1. 8 — pi. IV, 1. 1. Voir ChabftS, Voyaga — et Lauth, Mosea der Ehràer p. 82.

8. M. Lauth a cru pouvoir restituer ce passage. Voici sa traduction : ««Es m(5ge einathmen deine Nase Wohlgerttche, es sei heil dein Scheitel, es sei dein RUcken bekleidet mit Gtowlkidem (der Thai) ; es m(ige reichen dir Nepura Brode , Hathor Getr&nke, dass du sie schlttrfest; du werdest Herr deines Gedachtnisses ; Offne das Herz; trete ein zu jedem Orte deines Beliebens ; thue es an seinen Platz , empfange Speisen von der Tafel des Osiris, welcher hervorgeht mit Nahrung aus Abydos ; der Berg des Westens breite dir entgegen die Hykomore; sie befeuohte deine Kehle; du treffest den Sonnengott; du tretest ein zu dem GOtterkreise ; wahr (gerechtferti^) sei deine Rede im Qimmel ; es sei das Gittck bei dir; du erhdhest dich zum Himmel ; nioht vemichtet seiest du ; du ziehest im Frieden, stehest an dem dir beliebenden Orte in allen Gestalten ; deine Person ganz sei die eines Gottes, wann [du gestorben bist].» (p. 82 — 83).

que raatear continuait de souhaiter à son correspondant tous les biens de la terre et toutes les félicités du ciel égyptien.

Rien n'est plus fréquent d'ailleurs que ces allusions à l'autre monde. Habitués qu'ils étaient à considérer le monde comme un lieu de passage et la vie (K)mme une simple transformation, ils auraient cru manquer de respect envers leurs patrons slls ne leur avaient fait espérer les félicités étemelles de Fautre vie. aQu'Ammon verse la joie en ton cœur! qu'il te donne une vieillesse excellente ! Puisses-tu traverser une durée de joie pour atteindre à la béatitude. Que ta lèvre soit saine , tes membres verts , que ton œil contemple ta voie I Pare-toi de lin , monte sur ton char , une canne d'or à la main , un fouet avec toi pour guider l'attelage des chevaux; des Syriens et des Nègres courent devant toi pour accomplir [tes ordres]. Tu descends dans ta barque de cèdre , élevée à la proue et à la poupe ; tu arrives à ta demeure excellente, que tu t'es faite à toi-même. Ta bouche est pleine de vins y de bière , de pain , de chair , de gâteaux; des bœufs sont tués, des vins ouverts: des chants gracieux sont devant toi. Ton chef des parfums t'oint d'essences ; ton directeur des canaux a des guirlandes de fleurs ; ton intendant des gens de campagne fait passer [devant toi] des oiseaux ; tes pêcheurs apportent des poissons ; tes galères sont en Syrie , chargées de toute sorte de bonnes choses ; tes étables sont pleines de vaches mères; tes tisserandes sont florissantes. Tu es stable contre [l'impie] ; tu renverses [l'ennemi] ; ce qui est dit contre toi , cela ne |]prévaut] point, ^ lorsque tu entres par-devant le cycle divin et que tu sors véridique.2j)

«Puisse Ânmion-Râ^ créateur des dieux, te donner la faveur d'être à la suite du roi ! Que ta bouche soit saine, que tes lèvres ne te soient pas retirées tandis que tu chantes les louanges du

J 1 ^ AU men x«^^ • • • X^'^ P^ zod-t am-ek ben su. he texte de ce passage est évidemment fautif: il doit être rapproché d'un passage parai-

lèle d'Anastasi F, pi. XV, l. 4-6. H^ ^^"^^ i ^ Il ^

endroit ^Anaêtati F est aussi corrompu que le passage cité d'AnaêiaêilV. 2. Pùpyrus AnasUui IV, pi. III, l. 2— j»/. IV, L 1.

roil Pui8ses-tu é^ler (i Horus, Tami des justices I Puisses-ta dorer cent dix ans sur la terre , te reposer sur la [montagne] dont la maîtresse est à TOccident de Thèbes dans la nécropole ! ^ Que ton âme se renouvellç parmi les vivants , et se mêle aux

[esprits] parfaits! Puisses-tu aller ^ dans le Ro-sta,'^

au jour des panégyries de Sokar ! ^ Tu as versé des libations dans les deux mondes , en présence d' Unnotoer ; à descendre dans la barque , tu n es pas repoussé ; tu passes jusqu'à la gueule [du tombeau] ;^ tu es jugé devant le dieu^ ton âme est pesée . . .^i> Pour religieux que fossent les Egyptiens , ces oraisons funèbres anticipées ne devaient pas toujours être de leur goût. Aussi , le scribe bien avisé ninsistait-il pas sur ces promesses de félicité céleste : il revenait bien vite à Téloge des vertus terrestres de son patron. Le patron est versé dims la littérature profane et les Ecritures saintes au point d'effrayer son protégé: ttTu viens versé dans les grands mystères; tu me dis au sujet des formules du prince Hordûdû-w .* «a Tu n'y connais ni bien ni mal ^»d Tu es un scribe habile

parmi tes compagnons , instruit dans les livres , armé (?) en ton cœur, habile (?) de ta langue. Or , tu as parlé , une phrase est sortie de ta bouche , trois fois pesante ; tu m'as laissé muet de

terreur ^ Je m'effraie de tes paroles ; je te crains en

tant que scribe, plus que le ciel et la terre , plus que le firmament. Ta science est une montagne en poids et en volume, une bibliothèque cachée qu'on ne voit pas; son cycle divin est mystérieux^ plus éloigné de nous que [les étoiles].^ Ahl dismoi ce que tu sais, que je te réponde 1 que je garde les progrès qu'ont fait tes doigts dans les saintes écritures (?) Allons I [de l'activité] préparons-nous à discuter, comme l'hôte ^^»

Page 1