‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 170 sur 321 · La restitution est de M. Lauth · texte numérisé non relu

La restitution est de M. Lauth

10. La dernière phrase est trop mutilée pour que je me hasarde à la traduire. Voici la restitution de M. Lauth {Mosea der Ebràer, p. 86} : « Wohlan ! rttsten wir uns zu dem Kampfe gleichwie die GSste gegen den Hunger. Genehmiffe es.» Le texte du morceau se trouve au JPapyrus Anoâtasi /, pi. X, f. 9^pl. XI, l. d.

La fonmde dn prince Hordâdâ-w est ce famenx chapitre LXII du Livre des Morts si difficile à comprendre et à traduire. Il semble résulter de ce passage que les scribes égyptiens ne Tentendaient pas plus aisément que nous et quils avaient besoin de gloses et de conunentaires pour en saisir la portée. Les Egyptologues modernes^ qui ont essayé leurs forces sur ce chapitre et n'ont obtenu aucun résultat satisfaisant , auront raison de ne pas trop se désoler de leur insuccès : pour les gens de la XIX*»« dynastie, c'était déjà un texte difficile sur lequel s'exerçait Thabileté des maîtres et la patience des écoliers.

Dans ce concert de compliments, venait souvent se glisser la note du reproche ou de la critique. On louait le patron pour obtenir sa protection : si son influence n'agissait pas assez vite au gré du client , s'il essayait d'arrêter par ses remontrances une ambition parfois démesurée, le scribe savait fort bien lancer entre deux banalités élogieuses un trait de faillerie. uTu me répètes : <«a Un long sentier est devant toi ; [mais] on y entre par une haie dangereuse, ne le sais-tu pas t »» Entres-y devant moi et je te suivrai volontiers ; si tu ne t'y jettes pas , je n'y [vais] point. Si tu en trouves Tintérieur, et que j'en sois repoussé, garde-toi d'aider à me pousser dehors.» > — «Ta lettre m'est arrivée à l'heure des occupations de ma charge ; ton messager m'a trouvé assis sur les cavales qui dépendent de moi. Tu te réjouis, tu es dans l'allégresse, tu te prépares à [me] renvoyer [une répofise, mais] tu [n'entres pas] dans ton cabinet pour voir ta lettre , trouvant que ce n'est ni un agrément , ni un plaisir. [Aussi] tes phrases sont embrouillées, au point d'égarer ; toutes tes paroles sont bouleversées, elles ne sont pas en ordre: toutes tes formules sont de travers (?).»2 Ailleurs à la critique du patron se joint la satire des rivaux. «Tu me répètes : ^<a Bras cassé ! sans courage I — Sois actif comme un scribe! »» — Tu dis : ««Il ne sait pas, il ne sait pas.»» — J'ai passé un instant [près de toi^ pour] te flatter; — aussi. J'ai fait le] brave? [tandis qu'] un autre me tourmentait. — Les ordres du Seigneur au nom victorieux dominent: ses décrets sont stables et verdissants comme Toth. — Je suis le soutien de toute ma famille. — Tu dis : ««Viens à moi ; «» je te dis : — ««Je connais beaucoup de gens sans courage^ des bras rompus.

I. Papyrm Anastasi /, pî, XII, l. e—pL XIII, l. 1. Cfr. Chabas, Voyage p. 47.

*i. Papyrtm Anastasi /, pi. IV, l. 5 — pi. F, /. /.

(les accroupis , qui n'ont pas de cuisse ; ^ — ils sont [heureux] ; ils abondent en leurs maisons de biens et de provisions; — on ne fleur] refuse rien. — Viens que je te fasse le portrait du scribe Roï\ — ^ qu'on dit le Flambeau [de radministratiofi] des Greniers : — il ne s'est pas remué , il n'a pas couru depuis sa naissance ; — c'est son horreur que les travaux ; l'activité , il ne la connaît pas. — Il est [comme] s'il reposait dans VAmefif,'^ [et] ses membres sont sains; — [pourtant] la crainte du dieu bon ne le conduit pas. — Tu t'es rejeté * sur Kàsà, — le contrôleur de bestiaux, un hâbleur , dont je te fais le portrait , — «ans que tu me donnes un démenti. — N'as-tu pas entendu le nom de Amen-tîàh'-sû un des vieux [préposés au] trésor ? — Il a accompli ses années de vie , et il serait assez vigoureux — pour être dans l'atelier, à la tête de Tarsenalf — Viens! tu connais ce Naxtj du [cellier] aux vins ; — celui-là t'est dix fois plus agréable que les autres. — Je te parle du chef des mercenaires qui est dans An, — à [la demeure dés] vieillards du palais royal , v. s. f.: — Petit, il était comme un chat; grand, il est comme un [bâton] ;-* — il est au q^ieux dans sa maison auprès de ses [amis?]. — Tandis que tu demeurais au conser-'

vatoire des écrits tu as entendu le nom de ,^ le

glouton : — il se traîne sur le sol , jamais rassasié ; —

,<' tous ses vêtements sont en lambeaux. — Si tu le vois

le soir . dans les ténèbres , — tu dis : ««Un oison vaut plus que lui . quand il passe.»» — Lui [pourtant] c'est le préposé à la balance ; tu vois son poids, — il te semble [peser] vingt ûden ; — [cependant] on l'écarté vite : — Si tu souffles sur lui , quand il passe. — il tombe, emporté comme un brin de feuillage. —

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