‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 203 sur 321 · Voy. la caite de Hamilton · texte numérisé non relu

Voy. la caite de Hamilton

y lire Peltae au lieu de Pella. Elle met en effet cette ville en deçà d'Eumeneia par rapport à Apamée et à 26 milles romains (208 stades) de cette dernière, soit 38 kilomètres ou 23 milles, 75 anglais. Or on en compte 25 d' Apamée jusqu'à Eumeneia, même en mesurant la route de Hamilton lui-même, tracée sur sa carte, avec une ouverture de compas égale à cinq milles seulement : on ne peut pas demander une plus rigoureuse exactitude.

Il en résulte que Ptolémée s'est grossièrement trompé quand il a mis Peltae au N.-E. d' Apamée, puisque cette plaine est au N.-O. et que telle est en effet la direction naturelle d'une route militaire sur ce point. Il est vrai que Kiepert, dans la note géographique ajoutée h la dissertation de Franz {Fiïnf Inschn/le7i und fûnf Stlidle in Kleinasien) et dans la carte qu'il y a jointe, refuse de reconnaître Tidentification proposée par Hamilton. H propose celle d'une ville ancienne, vue par Hamilton à huit milles deSandukli, c'est-à-dire à TE. -N.-E. d'Eumeneia. La distance de Dinaïr est la même en ligne directe, et, après avoir franchi une chaîne étroite, les Grecs auraient gagné la plaine de Dombaï qui les eût conduits au N. dans colle de Sandukli^Mais, en cecas, Peltae serait au-delà d'Eumeneia sur la route de Dorylée, tandis que c'est bien entre Apamée et Eumenia que la table de Peutinger inscrit Pella (Peltae), et Kiepert est obligé de supposer une transposition sur la table. Disons mieux, il était oJ/Z^redelefairepour se mettre d'accord avec lui-même, quand il publiait cette dissertation en 1840, avant la publication du voyage de Hamilton. Mais en 1861, dans la carte III de son Atlas antiquuSj il est arrivé au sentiment que j'essaie ici de faire prévaloir; il met Peltae au N.-O. d'Apariiée, un i)eu au S.-(.). d'Eumeneia^.

Xénophon nous conduit ensuite par deux marches, faisant ensemble douze parasanges, à K.£pa;j.{ov ày^pi (le marché de poterias), ville populeuse, la dernière du côté de la Mysie: ce sont ses expressions. C'est donc bien réellement auK. que les Grecs ont marché; seulement on a droit de trouver étrange qu'on nous pnrle ici du voisinage de la Mysie. Mais il est manifeste que Xénophon ne limite pas cette dernière contrée là où les géographes anciens et modernes la limitent communément. Son texte s'explique par celui où Strabon'^ nous dit que quelques-uns placent KacU en Mysie. OrKadi a presque conservé scni nom; c'est

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