Strabon, L. XII, chap. 8, et Hamilton, cii. XLII
Ghiediz, dont, sauf la consonne de la terminaison, les éléments phonétiques sont les mêmes et que Hamilton n'hésite pas à s'idenfier avec lui*. Ghiediz se trouve k une douzaine de lieues à l'O.- N.-O. de Peltae; donc Kepiixwv dr^opi, qui était a 300 stades (00 kil. 0) de cette dernière, d'apràs l'estimation de Xénophon, c'estrà-dire en réalité à 50 kil. au plus, à cause des détours et embarras de la route, devait effectivement être, dans cette direction, là dernière ville de Phrygie. C'est ce que paraît avoir imparfaitement compris M. Koch*, quand il repousse ri<lentiflcation avec Uschak (V. infra), par la raison que cette viUo se trouve dans l'ancienne Méonie; mais il opi)ose une raison solide à l'opinion du major Rennel qui proposait les environs de Kutayeh, en faisant observer que, dans ce cas, Xénophon eût franchi le Mourad- Dagh et n'eût pas manqué de mentionner des hauteurs si considérables. Quant à la position précise du lieu désigné par Xénophon, nous l'ignorons; aucun géographe ancien ne la nomme, ce me semble, et c'est par conjecture, il le reconnaît lui-même, que Hamilton propose Uschak, ville commerçante^, à une dizaine de lieues au S. de Ghiediz ; la distance de Peltae concorde, ajoute-t-il, avec le chifi&'e de Xénophon **, et cette ville, point de jonction de diverses routes, a pu mériter de tout temps le nom d'Agora. Quant à l'observation d'Ainsworth que les distances de Célènes et de la plaine du Caystre ne concordent pas avec la position d'Uschak*, comme sa carte reporte Keramon Agora au N.-O. de cette dernière ville, on voit qu'il néghge les réductions que les distances de l'Anabase doivent habituellement subir. Nous verrons tout à l'heure un autre motif de placer la ville antique dans ce canton.
§ 3. Marche à travers la Phrygie orientale, la Lycaonie et Tyane. — Vient ensuite une ville populeuse appelée Kaiidrpcj Tueîtov (plaine du Caystre), située à trente parasanges de K£paii.(ov dr;opi. Evidemment nous ne sommes pas dans le 'bassin du Caystre, qui a son embouchure près d'Ephèse ; ici encore Hamilton me parait avoir indiqué l'explication véritable de cette anomalie, quand il fait observer* que l'on trouve, sur les bords de Tlber- Ghieul, petit lac situé à vingt-deux lieues h l'E.-S.-E. du Morad- Dagh, et à huit ou dix lieues au N. du lac Iloïran^, un terrain