‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 204 sur 321 · Strabon, L. XII, chap. 8, et Hamilton, cii. XLII · texte numérisé non relu

Strabon, L. XII, chap. 8, et Hamilton, cii. XLII

Ghiediz, dont, sauf la consonne de la terminaison, les éléments phonétiques sont les mêmes et que Hamilton n'hésite pas à s'idenfier avec lui*. Ghiediz se trouve k une douzaine de lieues à l'O.- N.-O. de Peltae; donc Kepiixwv dr^opi, qui était a 300 stades (00 kil. 0) de cette dernière, d'apràs l'estimation de Xénophon, c'estrà-dire en réalité à 50 kil. au plus, à cause des détours et embarras de la route, devait effectivement être, dans cette direction, là dernière ville de Phrygie. C'est ce que paraît avoir imparfaitement compris M. Koch*, quand il repousse ri<lentiflcation avec Uschak (V. infra), par la raison que cette viUo se trouve dans l'ancienne Méonie; mais il opi)ose une raison solide à l'opinion du major Rennel qui proposait les environs de Kutayeh, en faisant observer que, dans ce cas, Xénophon eût franchi le Mourad- Dagh et n'eût pas manqué de mentionner des hauteurs si considérables. Quant à la position précise du lieu désigné par Xénophon, nous l'ignorons; aucun géographe ancien ne la nomme, ce me semble, et c'est par conjecture, il le reconnaît lui-même, que Hamilton propose Uschak, ville commerçante^, à une dizaine de lieues au S. de Ghiediz ; la distance de Peltae concorde, ajoute-t-il, avec le chifi&'e de Xénophon **, et cette ville, point de jonction de diverses routes, a pu mériter de tout temps le nom d'Agora. Quant à l'observation d'Ainsworth que les distances de Célènes et de la plaine du Caystre ne concordent pas avec la position d'Uschak*, comme sa carte reporte Keramon Agora au N.-O. de cette dernière ville, on voit qu'il néghge les réductions que les distances de l'Anabase doivent habituellement subir. Nous verrons tout à l'heure un autre motif de placer la ville antique dans ce canton.

§ 3. Marche à travers la Phrygie orientale, la Lycaonie et Tyane. — Vient ensuite une ville populeuse appelée Kaiidrpcj Tueîtov (plaine du Caystre), située à trente parasanges de K£paii.(ov dr;opi. Evidemment nous ne sommes pas dans le 'bassin du Caystre, qui a son embouchure près d'Ephèse ; ici encore Hamilton me parait avoir indiqué l'explication véritable de cette anomalie, quand il fait observer* que l'on trouve, sur les bords de Tlber- Ghieul, petit lac situé à vingt-deux lieues h l'E.-S.-E. du Morad- Dagh, et à huit ou dix lieues au N. du lac Iloïran^, un terrain

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