‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 209 sur 321 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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qu'on a placé à Mezetli^ ()r, on partant 'le Tarse, rexpé<Iition se dirigea vers TE.; c'est donc avant d'entrer dans la capitale de la Cilicie propre qu'elle atteignit Soli, et de cette façon le nombre de parasanges qu'elle parcourut dans cette plaine avant d'arriver à Tarse n'a rien d'incompréhensible. Il est donc fort inutile de se figurer avec M. Ainsworth^ que les 25 parasanges sont comptés à partir de Tyane, ce que Xénophon ne dit pas du tout.

Xénophon^ compte dix parasanges (55kil. 5) de Tarse au Psaros (Saïhun). M . Chesney pense que Cyrus francliit ce fleuve à Adanali, ville qui existait dans l'antiquité sous le mmi qu'elle porte aujourd'hui'*; quant au Psaros, bien que M. Breitenbach ne cite d'autre \ ariante m.uiuscrite que Pharos dans le t(îxte de YAnabase, les géographes anciens l'appellent Saros^. La géographie de Ptolémée comme le ^Tacia^ixc;, le distingue du Pyrame, dont ces deux ouvrages placent l'embouchure entre celle du Saros à l'ouast et la ville de Mallos i\ l'est ; Xénophon ne les distingue pas moins, quand il nous dit qu'il trouva im espace de 500 parasanges entre le passage du Psaros et celui du Pyrame, beaucoup plus large que le premier; néanmoins Strabon dit qu'après le Cydnus on trouve le Pyrame, qui vient de la Cataonie et dont l'embouchure est, selon Artémidore, à 500 stiides (97 kilom.) de Soli, en ligne directe^; M. Langlois"^ explique ce silence sur l'embouchure du Sarus, assez fréquent chez les anciens, en admettant que, jusqu'au vi^ siècle de l'ère chrétienne, le Sarus n'était qu'un affluent du Pyrame, fait démenti, comme nous le voyons, par le témoignage bien antérieur de Ptolémée, si on le prend en toute rigueur, mais que l'cm peut admettre, si l'on se borne à reconnaître une ancienne communication, fermée depuis par une révolution physique, et qid ne laissait couler par le Sarus inférieur qu'un volume d'eau peu considérable^. Quant aux (Hstances signalées par Xénophon

1. Stadiasmus, 1G8 à 171 ot noto (éd. Car. Mûlior), et Corp. insc, Graec., 4434-C. Cf. Scylax, 102. Ptolémcîo (V. 8, 8 4) met Soli à 30' à l'O. de rembouciuiro du Cydiius. — M. Tchihatclief {Journ, asial., I85i), y signale do magnifi(iues ruines.

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