‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 208 sur 321 · T. 1, chap. XV · texte numérisé non relu

T. 1, chap. XV

2. La carte de M. Harailton, drossée, pour ce qui concerne la Cilicio, sur les documents fournis par le colonel Cliesney (Ainsworth, p, 51) signale des batteries existant pour la défense de ce passage et d'autres encore dans la vallée du Siliun, au N. de la crête du Taurus; batteries élevées par les officiers du pacha d'Egypte, pendant qu'il était maître de ce pays (voy. Ainsworth, p. 45). — Le délilé d'Ulek-Boghaz {sic) est, dit M. Koch (p. '27), la clef de l'Asie-Mineure; cf. Ainsworth (p. U-5).

3. M. Ainsworth fait observer qu'au moment où la route pénétre dans le massif des montagnes avec les affluents du Sarus et découvre aux yeux la sauvage beauté des rochers abrupts qui s'étagent jusqu'à la hauteur des neiges perpétuelles, la route peut encore contenir trois chariots de front, mais que, dans la gorge où elle arrive en suivant un affluent du Cydnus. au sud du plateau des batteries, elle laisse à peine place pour

les Pylae des anciens; non-seulement elles sont étroites et dominées, mais l'approche en est embarrassée par de nombreux cours d'eau, comme le disait Quinte-C^ui'ce (III, 4). L'accès en est trèsdifficile, mais, sur les flancs, diverses valléc^s peuvent être facilement franchies. » Il y a d'ailleurs, pour passer de Lycaonie et de Phrygie en Cilicie, deux autres voies conduisant l'une à Mezetli ou Soh, comme celle-là, mais par Alan-Buzuk, plus à rO.,rauti'e plus àl'O. encore, conduisant à Selevké (Séleucie) par Laranda; celle-ci vient directement de Koniyeh*.

Peut-être cette multiplicité des passages et un mouvement de quelques troupes asiatiques vers ces derniers déterminèrent-ils la retraite des troupes chai'gées de délench'e les Portes ; mais le passage principal, l'c^b; àj^x^iTcç, le seul apparemment que pût suivre une armée avec ses bagagas, doit êtni le passage décrit par Chesney, et qui est encore la route ordinaire du commerce ; les passages des montagnes sont naturellement les routes qui varient le moins. Xénophon nous apprend d'ailleurs que l'armée fit vingtcinq parasanges en quatre étapes, dans la plaine, avant d'atteindre Tarse, ville qui subsiste encore avec son nom (Tarsous) et que ses nombreuses antiquités, quelquefois décorées d'inscriptions grecques portant le nom de la ville, ne permettent pas de méconnaître*. De Tarsous au défilé méridional de Golek-Boghaz on mesure environ 40 kilomètres, soit 216 stades ou 7 à 8 parasanges, mais nous allons voir que ce n'est pas en ligne directe que les Gi'ecs se portèrent siw cette ville.

Tarse, capitale de Syennisis, fut, dit Xénophon, abandonnée par ses habitants à l'approche de l'armée ; ceux de Soli et d'Issus (qu'il appelle l7co() accueillirent au C(mtraire favorablement C^tus. Soli, plus tard nommée Pompeioix>lis quand Pompée y eut établi des pirates capitules^, était à l'O. de l'embouchure du Cydnus qui, comme on sait et comme le dit l'auteur, traverse Tarse : Strabon, en effet, décrivant de l'O. à l'E. la côte méridionale de l'Asie-Mineure, nomme Pompeiopolis avant Zéphyrium, Anchiale etTarse^; et le S-aSia^ixc; vf[^ \xv{%Kr[^ OaXxcTiQç, procédant en sens inverse, nomme Tarse, le Cydnus et Zéphyrium avant Soli,

un Beul (p. 4i-5).

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