Ainsworth, Travels, etc., p
sont visiblement altérés, puisqu'il compte six stades seulement de la ville au fond du golfe; mais M. Charles Mùller a, ce me semble, heureusement corrigé le caractère numérique ç en 4 (90), qui a presque la forme de ce caractère redressé. Il y a l'éelleraent 90 stades du champ de bataille d'Issus au fond du golfe ou plutôt, comme le dit le Stadiasme, au défilé de l'Amanus qui en est voisin. Enfin, ce qui est décisif, c'est que Xénophon compte cinq parasanges (150 stades) de la ville aux Portes de Syrie ^ Or la position de ce défilé est facile à reconnaître. Elle se trouve, m'a dit M. François Lenormant, qui a voyagé en Orient, à trois ou quatre heures au N. d'Alexandrette, soit environ 60 stades. Issus devra donc être cherché à 200 stades environ de cette dernière (soit 37 kilomètres^), ce qui nous ramène encore au bassin du Deli-Tchai. Un cours d'eau (leKarsos) séparait, nous dit Xénophon, les deux forts^ bâtis à trois stades l'un de l'autre, qui formaient, aux Portes de Syrie, c'est-à-dire à l'extrémité d'un contrefort de l'Amanus ''^, la séparation des deux provinces. Ce cours d'eau doit être, d'après la distance d'Alexandrette à ce point, celui de Merkez plutôt que celui de Bayas; c'est d'ailleurs Topinion de M. Arrowsmith, l'auteur de la carte jointe au voyage de Hamilton, et celle de M. Ainsworth (p. 58).
2. A travers la Syrie, — Une étape de cinq parasanges (26 kilom.) conduisit les Grecs des Portes de Syrie à Myriandre, ville maritime, peuplée de marchands phéniciens, que la carte de Chesney place un peu au S.-O. d'Alexandrette (Iskenderun)**, ce qui correspond assez bien au témoignage de Xénophon, les Portes étant à une vingtaine de kilomètres au N. de cette dernière ville : le chiflre de M. Oppert (deux heures au midi d'Alexandrette) pour la position de Myriandre est tout à fait satisfaisant^.