Anab
sage que M. Louis Dindorf ne regarde pas comme authentique, il paraît confirmé par la concordance approximative entre cet exposé, celui d'Abulfeda et l'état présent des lieux ; mais il est certain que les prises d'eau sont dans TEuphrate*.
Cette question du Mur de Médie est une des plus difficiles de la présente étude, mais elle se rapporte plutôt aux marches qui suivirent la bataille de Cunaxa qu'à celles qui la précédèrent. Quant* au lieu de la bataille *, il est placé par l'auteur à 15 ou 16 parasanges de Pyles, soit 450 stades ou 83 kilomètres, c'està-dire à peu près à la latitude de Ctésiphon, peut-être un peu plus haut, s'il faut, comme le pense Grote^, réduire les dernières étapes à cause du voisinage de l'ennemi. Dans tous les cas , les 83 kilomètres seraient un maximum, d'autant plus que, pour mesurer ces marches, je ne tiens compte que du grand coude de l'Euphrate, près de Felujah, et non des sinuosités moindres, qui ont, il est vrai, peu d'importance dans cette partie de son cours. Cunaxa se trouve ainsi placé à 65 kilomètres de Babylone, ce qui nous donne bien les 350 ou 360 stades de Xénophon. Grote, au contraire ^ admet les 500 stades que, dit-il, Plutarque a dû emprunter à Ctésias, et il reporte Cunaxa à peu de distance de Felujah. Cela concorde avec la position qu'il avait donnée à Pyles, mais, si l'autre opinion prévaut au sujet de ce dernier emplacement, il faut maintenir l'assertion de Xénophon touchant le lieu de la bataille, et il ne manquait pas de nioyens de le connaître pertinemment. Il est d'ailleurs possible que Ctésias ait donné la mesure de la route suivie par les voyageurs obUgés de chercher les ponts de chaque canal d'irrigation.
II est possible aussi qu'il ait donné une désignation approximative, nommant la bataille d'un heu connu et médiocrement éloigné, mais non pas situé sur l'emplacement même, où ne paraît avoh* existé aucune ville. Cette interprétation est appuyée par l'existence d'un monticule actuellement appelé Kuneeseh, qui se trouve, d'après l'exposé de M. Bewsher*, à 59 milles anglais au-dessous de Bekaa, soit environ 110 kilomètres au-dessous de Hith, ce qui nous donnerait eflectivement un itinéraire de 500 stades, en suivant le fleuve, entre ce lieu et Babylone.
l. Ainsworth, p. 90-91. — Koch. p. 46-47.
2. Nommé par Plutarque {Vie d'Ariaa^erxèSy 8) et non par Xénophon. Voyez Grote. p. 219, note.