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7. Il dit ici àçtxvetxat M HuXoç et non im toc OuXo;; tous les manuscrits
jours, en géographie , le sens de passage des montagnes, jamais celui de changement de terrain.
Il est vrai, M. Ainsworth dit qu'en entrant dans le terrain d'alluvion, on sort d'une région remplie de collines et d'étroites vallées. Il serait possible que Pyles représentât un de ces défilés; et le commandant Jones signale, à une dizaine de milles au-dessous de Hith, un lieu nommé Bekaa, nom qui, en arabe, a, dit-il, le même sens; là se trouve effectivement un passage étroit*; mais ce lieu n'est pas à l'entrée de la Babylonie; il est même, par rapport à Hith, fort en deçà des lacs. D'un autre coté, M. Ainsworth, s'appuyant, avec un scrupule exagéré, sur les chiffres de Xénophon, comptés en Babylonie et en Mésopotamie, se décide (p. 81-2) à placer Pyles à 70 milles géographiques (129 kil. 1/2) au-dessous de Hith, 14 au-dessus de Felujah, près de Sufeïrah, l'ancienne Sippara. Là se trouve bien l'entrée du terrain actuellement arrosé; mais, au temps de l'empire des Perses, il pouvait remonter plus haut. Il y a donc lieu de se tenir entre les deux solutions.
A douze ou quinze parasanges de là, les Grecs trouvèrent un fossé large de cinq orgyies (trente pieds) et profond de trois. Ce fossé, qui laissait encore un passage (irapo^ç) auprès du fleuve et qui, en conséquence, dut être tourné plutôt que franchi, parcourait, dit Xénophon, un espace de douze parasanges, jusqu'au Mur de Médie^\ il ne nous dit pas s'il le continuait ou s'y appuyait en contrefort.
M. Bewsher (ubi supra) fait une observation judicieuse et intéressante au sujet de ce fossé que Xénophon croyait creusé dans un but de défense, et qu'on eût si maladroitement laissé inachevé, sans retranchement ni garde. « La description qui en est faite, dit-il, s'applique exactement à un canal d'irrigation en voie d'exécution. Un passage d'environ vingt pieds de large est toujours laissé pour empêcher l'entrée des eaux de la rivière jusqu'à ce que le canal soit achevé, ou jusqu'à la saison où l'on arrose le pays. Xénophon dit plus loin que le temps n'était pas venu d'arroser les récoltes. » Quant au passage, qui vient immédiatement après, sur les quatre canaux navigables, dérivés du Tigre et séparés l'un de l'autre par un intervalle de 30 stades, pas-
sent d'accord (V. l'ôdition de Breitenbach).
1. Cité par M. le lieutenant Bewsher, Journal de la Soc. géogr. de Londres, 1867, p. 167.