‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 227 sur 321 · Revue archécl., novembre · texte numérisé non relu

Revue archécl., novembre

Genèse (avec les voyelles massorétiques), dont le nom assyrien se décompose en Alu-Assm*, la viUe (du Dieu) Assur, dénomination qui nous est conservée par les textes cunéiformes. M. Mac- Michaël accepte pleinement Tidentification de Kaenae avec Kalah-^herkat , ou Kileh-^hergat , suivant l'orthographe de M. Rawlinson. Il croit même qu'on peut retrouver, dans le nom usité au IV® siècle, l'origine du nom moderne. En effet, dit-il, on ne trouve point là de kalah, c'est-à-dire de château. Rien ne s'oppose donc à ce que l'orthographe Kileh soit admise, et il n'est pas sans exemple qu'on ait remplacé un n par un / dans un nom propre. Du latin Bononia, on a fait le nom italien de la ville de Bologna, et, en Orient même, Hérodote a transcrit par Lahinetle nom deNabonid; Zalebi, c'est Zénobie*, d*oùKil-eh = Kaen-ae.

Quant au passage du Zab, que nous avons mis en rapport avec la position de Kaenae, le même auteur ajoute que la distance de quatre marches est fort exacte, si on la compte, non jusqu'au confluent de la rivière, mais jusqu'au gué où la franchirent les Grecs : si Kaené fut aperçue, non à la fln, mais dans le cours de la première marche après les villages de Parysatis, l'argument n'a que plus de force. Cette question du gué du Zab a d'ailleurs été étudiée avec soin par M. Layard, dans le troisième chapitre de l'ancienne édition. D'après la nature des lieux, dit-il, le gué ne doit pas s'être déplacé depuis le temps de Xénophon ; il est à 25 milles du confluent de cette rivière avec le Tigre ; le point indiqué par M. Ainsworth n'a jamais été im gué. « Les Grecs, ajoute-t-il un peu plus loin, ne peuvent avoir franchi le Zab plus haut que ce point, car là le lit de la rivière serait profond et bordé de bancs de rochers. Ils pourraient l'avoir franchi au-dessous de Injonction du Ghazir (l'ancien Bumadus), et un ravin creusé par les pluies d'hiver pourrait être le fossé mentionné par Xénophon ; mais je pense que le Gliazir est plutôt le lit du torrent dont la vue inquiéta si fort le général grec *. »

Le Ghazir coule du N. au S. et rejoint le Zab par 36 ^ 13' de latitude, à 26 milles anglais (soit 42 kil.) à l'Est du Tigre, à 32 kilomètres du confluent ; cette dernière distance correspondant, à très-peu près, à 20 milles anglais, il résulte de l'indi-

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