‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 231 sur 321 · TravelSj etc., p · texte numérisé non relu

TravelSj etc., p

7. Der Zug, etc., p. 72. La différence énorme entre les évaluations de la hauteur que les deux voyageurs attribuent, en cet endroit au Djebel-Djudid tient sans doute à ce que Tun parle de Taltitudc etFautre de l'élévation au-dessus du Tigre.

ne Test pas par le bord même du fleuve. Le chemin praticable aux bêtes de somme, et qui fut successivement, sur divers points, défendu des hauteurs qui le dominent, bien que la plus diflScile à enlever ait été abandonnée sans combat, est, dit l'auteur de Nineveh and Babylon, la route des caravanes, qui se dirige au Nord vers Bitlis, tandis qu'une autre se dirige à l'Ouest vers Diarbekir par la plaine de Kherzan, pour gagner ensuite Kharput, en franchissant des passages bien connus. Quant à la plaine que traverse la branche orientale du Tigre, elle n'était qu'à 300 stades de Funduk, en ligne directe, mais les montagnes qui en séparaient les Grecs étaient impraticables dans cette saison ^ M. Ainsworth pense que l'armée était arrivée à l'emplacement de Fenik, la Phœnica d'Ammien-Marcellin, ville qui paraît n'avoir pas existé au temps de Xénophon, et que de là, suivant le seul chemin que, dans tous les temps, ait permis la nature des lieux, puisque la rive du fleuve est de nouveau et plus complètement encore barrée par des hauteurs à pic, elle franchit le ravin du Zawiyah, au seul endroit où les murs de rochers qui le bordent laissent un passage. Le lendemain, on gravit les montagnes de Finduk, dans lesquelles la route serpente, en suivant difierents passages, toujours étroits, comme le dit Xénophon. M. Ainsworth fait camper les Grecs au village de Kuwarro, un peu au delà de Finduk, d'où ils pouvaient voir la vallée du Tigre presque entièrement fermée près de Chalek ; aussi n'y rentrèrent-ils point : ils tournèrent ce massif par l'Est*. Ils eurent encore (Anab. IV, 2) à forcer un passage en occupant les hauteurs qui le dominent, tout près du Tigre, au Nord de Chalek (Tchelik), selon M. Ainsworth (p. 166). Quant au voyageur allemand, il n'admet pas qu'après leur entrée dans la vallée de Mar-Yuyannah ils se soient maintenus si près du fleuve ; selon lui, ils suivirent la route de Sert, la plus facile et aujourd'hui encore la plus fréquentée.

D est impossible de mesurer directement l'itinéraire parcouru en sept jours, dans ces chemins difficiles et disputés, mais, après le récit des combats, nous trouvons les Grecs dans une plaine au bord du Kentrite, rivière large de deux plèthres, qui séparait le pays des Karduques de l'Arménie; elle se trouve, dit Xénophon, à siœ ou sept stades des monts Karduques^.

Le Kentrite n'est autre chose , dit M. Layard, que le Tigre

Page 1