‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 235 sur 321 · Anab. IV, 5. — 4. Ibid · texte numérisé non relu

Anab. IV, 5. — 4. Ibid

En s'éloignant de la rivière de Bitlis, l'armée avait dû s'avaucer sur le plateau de Tschukur. En admettant qu'ils eussent tourné vers le Nord, par le village de Rahna, à l'extrémité orientale du plateau de Choith, les Grecs se trouvèrent, à environ dix parasanges plus loin, en ligne directe, à l'entrée d'un plateau plus élevé, où ils purent se dire qu'ils quittaient la plaine (t^ uTcepPoX^ Tou opouç) pour gravir un escarpement. Cétait le plateau comprenant les cantons de Schadach et de Harkh, au milieu duquel s'élève la petite chaîne du Belidjun-DaghS et que la route du Sud escalade entre cette chaîne et le petit lac de Nazyk*. L'armée, qui avait certainement évité la croupe du Nimrud-Dagh et cherché des villages pour se mettre la nuit à l'abri de la neige, avait dû parcourir les quinze parasanges effectifs dont parle l'auteur^ avant d'atteindre cet étroit sentier de la montagne, où elle devait, selon l'avis d'un prisonnier, avoir à combattre les troupes de Tiribaze*. Au moyen de ce détour, ces quinze parasanges sont &ciles à mesurer au compas entre Raima et l'escarpement du plateau, dans le voisinage du lac.

A une dizaine de parasanges de là ^, en suivant la route moderne, on se trouve à Karagheul sur le Mourad-tchaï, c'est-àdire sur l'ancien Arsine ou TEuphrate oriental; Xénophon, qui n'a pas rencontré l'autre branche supérieure du fleuve, l'appdle simplement VEuphraie ^ ; il fut passé à gué. On dit aux Grecs que les sources n'en étaient pas éloignées : en ligne directe, il y aurait à peu près 140 kilomètres à partir de ce point, identique sans doute au Karaghal de Layard, « où la grande route de l'Arménie septentrionale traverse l'Euphrate^. »

C'est aussi vers Liz, un peu en deçà de ce point que M. Ainsworth ramène les Dix-Mille, après avoir, par une invraisemblance bien fwté, confondu le Téléboas avec le Kara-su'', c'est-à-dire

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