‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 285 sur 321 · Tacite, Ann, I · texte numérisé non relu

Tacite, Ann, I

3. Orelli, n. 615 (voy. les observations de Henzen, tom. lll, p. 56), 662, 5364; de même 616—617 d'après la vraie lecture donnée dans le C. /. X., Il, 2038.

4. Des gens comme Velloius Paterculus étaient, il est vrai, au-dessus

Un autre exemple nous est fourni par les deux frères Tullus et Lucanus, qui furent adsumpti in nomen} par Cn. Domitius Afer, le célèbre orateur (mort en 59 après J.-C.). Lttcanus, dont une inscription nous a conservé le nom complet *, s'appela: Cn. Domitius S ex. f. Vel. A fer Titius Marcellv^ Curdus Lucanus; ainsi il indiquait le prénom de son père naturel et non pas celui de son père adoptif . C'est exactement de la même manière que procéda, un peu plus tard, Pline le Jeune, qui, dans toutes ses inscriptions, indique aussi le prénom de son père naturel.

Nous assistons évidemment ici à une modification qui s'opère dans le droit, à un changement qui ne se manifeste, à première vue, que dans les noms, mais qui, sans aucun doute, devait aussi affecter la position juridique des personnes. Il ne faudrait pourtant pas en conclure que, sous l'empire, tout individu adopté ait continué, même après l'adoption, à être regardé comme le fils de son père naturel et a it été désigné comme tel. Nous pouvons constater le contraire pour les adoptions qui eurent lieu dans la famille impériale, dans laquelle c'est toujours le père adoptif qui est cité comme père (p. 35). 11 suffit d'ailleurs, pour écarter toute supposition de ce genre, de rappeler la manière dont les livres de droit de cette époque traitent l'institution de l'adoption, et surtout la conséquence rigoureuse avec laquelle ils maintiennent le principe que l'adoption détruit non-seulement la potestas primitive là où elle existe, mais encore et avant tout les liens d'agnation, à tel point que l'adopté, en même temps qu'il devient le fils de son père adoptif, devient l'agnat des agnats de celui-ci ^.

(le pareils scrupules : « quum posteu conjugem Augusii vidimus^ quam iranMgressi ad deos sacerdotem et filiam (II, 73).

Page 1