‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 297 sur 321 · Ep. Vil 33, 5; cf. 1, 5, 3. VU · texte numérisé non relu

Ep. Vil 33, 5; cf. 1, 5, 3. VU

3. Paneg. 95 : Cursu quodam provectus ah illo insidiosissimo principe anfequant profiteretur odéum bonorum, postquam professas est substUi et cum viderem, quae ad honores compcndia paterent, longius iter malui,

4. 11 était sans doute rare que celui qui n'appartenait pas à la noblesse devînt déjà questeur dans sa 25" année. Sous Commode encore, on cite comme un fait extraordinaire qu'un jeune homme de cette classe, après s'être distingué comme tribun militaire par sa bravoure, ait été désigné questeur annorum XXIV (Orelli, n. 3714).

eu particulier. Comme le prouvent ses inscriptions et ses lettres (p. 59), il eut dans sa questure le privilège de fonctionner comme quaestor hnperatoris ^ ce qui atteste la faveur dont il jouissait alors auprès de Domitieu. Quoiqu'il n'ajoute pas les mots candidatus Augusti, c'était sans aucun doute l'empereur lui-même qui l'avait nommé, et non le sénat. On remarque, en eflTet, que les inscriptions omettent cette mention toutes les fois qu'il s'agit de questeurs de l'empereur ; la raison en est probablement que, pour cette catégorie de questeurs, il allait de soi que le prince devait présenter lui-même les candidats •. Quant k son tribunal du peuple, il ne nous en apprend presque rien, sinon qu'il observa pendant sa durée le silence qui convenait 'S c'est-à-dire, d'après un passage que nous avons déjà cité (p. Gl, n. 1), qu'il s'abstint de plaider afin d'éviter les collisions désagréables qui auraient pu seproduireentrele pouvoir soi-disant inviolable dont il était investi et la réalité des choses*. — Enfin, sur sa préture, il ne dit rien; il ne parle que des jeux qu'il donna et de la modestie dont il fit preuve, ce qui doit se rapporter précisément à la manière dont il donna ces jeux '\ II est probable, à en juger par son silence à cet égard, que le sort ne lui apporta aucun emploi effectif, en sorte que la préture n'aura été pour lui, comme le tribunat, qu'un moyen d'ar-

l. Comp. Marquardt H, 3, 257 ot Borghesi Ann. d. I. I8i9, p. 40 {Œuvres, V, 199). H est curieux que Pline ne dise rien de sa questure dans son interpellation aux sénateurs Paneg, 95 : vos mihi in tribunatu quiets, in praetura modesliae, vos in istis officUs, eliam quae e studiis nosfris circa tuendos socios iniunxeratis (allusion aux plaintes contre Massa en 93 et contre Priscus en 99-100), cuncti constantiae antiquissimum testimonium perhibuisUs. Le souvenir en était peut-être trop intimement lié à celui de Domitien pour qu'il parût convenable d'en parler sous Trajan. Du reste , on est frappé de l'ordre rigoureusement chronologique suivi par Pline dans cette énumération de ses fonctions et des affaires à lui confiées.

l. On peut citer à l'appui Henzen 6501 : praetori, trihuno plehis, quaestori) divi Hadriani Aug,, in omnibus honoribus candidato imperalor{um).

3. Paneg. 1. c. On voit par Ep. 111, 20 qut» les candidats aux fonctions supérieures n'avaient à rendre compte que de leur questure; en sa qualité d'{no7i» umbra le tribunat ne pouvait donner lieu ni à la louange, ni au blâme. Cependant à cette époque les tribuns exerçaient encore un certain contrôle dans les séances du sénat (Pline, Ep. IX, 13, 19); et c'est au fait d'avoir évité des scènes comme celles dont il est parlé dans les lettres que nous venons de citer, que peuvent faire allusion les mots : in tribunatu quies.

\. Ep. MI, 11.4.

5. Paneg. 1. c; cf. Tacite, Agricola^ G : idem praelurae ténor et sUentium : nec enim iurisdictio obvenerat : ludos et inania honoris medio rationis atque abundantiae duxit, uti longe a lururia, iia /amae propior.

river h une position supérieure, qui lui ouvrît l'accès de fonctions plus importantes dans la liante administration.

Même dans les dernières années du règne de Domitien, Pline n'eut à se plaindre d'aucun retard dans son avancement, tandis que Tacite, qui avait été préteur en 88, n'était pas même consul désigné à la mort du prince, raison pour laquelle Nerva le comprit dans sa première création de consuls. Quant à Pline, qui avait été préteur en 93, s'il pouvait légalement prétendre aux faisceaux dès 95, il ne devait cependant pas se considérer comme lésé dans ses droits, s'il ne les obtenait pas dans l'une des trois années suivantes. Il ne dit pas d'ailleurs que Domitien l'ait retardé ; il dit simplement que, du moment où ce prince était devenu un despote absolu, son avancement, si rapide jusqu'alors, s'était ralenti ; et qu'au lieu de chercher à obtenir les plus grands honneurs par l'intrigue, il avait préféré suivre la voie régulière. Cela revientàdire que, s'il eût voulu imiter Carus et Messalinus, la laveur impériale eût pu le faire arriver au consulat comme il était arrivé à la préture, avant le terme légal, mais qu'il avait dédaigné de pareils moyens.

§ VI. Praefectura aerarii militaris.

Les inscriptions de Pline montrent qu'après sa préture (en 93) et avant d'être préfet du trésor public (en 98 et suiv.) il fut préfet de la caisse militaire. Ainsi cette charge se place entre 94 et 97, et comme, dans la règle, elle durait 3 ans', Pline doit l'avoir exercée, s'il n'y eut pas de circonstances exceptionnelles, soit de 94 à 96, soit de 95 à 97. Ce ne fut dcmc pas Nerva, mais Domitien qui le nomma; preuve de plus qu'il eut la fortune de toutes les personnalités insignifiantes qui arrivent sans encombre dans tous les temps et dans toutes les circonstances. Nous savons par Dion Cassius que le collège dt^s praefrcti œraHi militayns se composait de trois anciens préteurs nommés par l'empereur, et dans toutes les inscriptions nous voyons, en effet, que ces fonctionnaires sont de rang prétorien *.

^ VII. Praefectura aerarii Saturni, Pline assure que lui et son collègue Cornutus Tertullus avaient

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