‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 309 sur 321 · INSCRIPTIONS DE PLINE LE JEUNE · texte numérisé non relu

INSCRIPTIONS DE PLINE LE JEUNE

Outre rinscription citée plus haut, p. 3^, qui mentionne, selon toute apparence, le père naturel de Pline et ses deux fils, nous possédons encore de Pline quatre inscriptions que nous allons reproduire.

La première et la seconde sont postérieures à Tépoque où il remplit les fonctions de curator alvei Tiberis et antérieures à sa légation de Bith^nie; leur date se place par conséquent entre les années 405 et 4^0. La quatrième a été gravée après la mort de Pline.

\, • Comi latitabat in ignobili domo gradus inibi yicem praebens; nunc in templi maximi exteriore structura posita est. t Bened. Jovius. On voit encore la pierre à Côme, à Tangle de la cathédrale :

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Je la donne d'après une copie que j*ai prise moi-même. Elle a été découverte par Benedict Jovius qui a rédigé en 4496 un recueil des inscriptions de Come dont un grand nombre de copies nous ont été conservées, mais qui n'a jamais été imprimé. C'est sans doute à son instigation que l'inscription a été encastrée dans le mur où elle se trouve aujourd'hui. Elle a été publiée pour la première fois par Catanaeus, en tète de son édition de Pline ' qui parut à Milan en 4506, puis par Apian (80, \) et par d'autres, mais elle n'a trouvé place dans aucune des collections générales d'inscriptions et n'a jamais été lue exactement.

2. a Fegii quae Cantuariensis pagi villa est, in semîruta Juliani aede nuper reperta. » Alciat. Fccchio est un petit village près de Cantu, non loin de COme. Plus lard, Tinscription a été transportée à Milan, dans la collection Archinti avec laquelle elle a passé récemment dans le musée connu sous le nom de Brera :

t. Dans Tédition la plus ancienne que j*aie sous les yeux (Venise, 1519) elle est au folio 1.

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VERCELLENS

Je la publie également d'après ma copie. Elle a été Irouyée par Alciat qui la donne dans son recueil manuscrit des inscriptions de de Milan, liv. II, fol. 42. Jovius la reproduit également dans sa collection avec la notice suivante : t Andréas Alciatus primum reperit exscriptumque nobis transmisit ; deinde hoc anno, qui est 4532 Jo. Antonius Vulpius adolescens manu sua depinxit cum ipsis quoque rimis ac confracturis. t LMnscriplion fut publiée d'après Alciat dans l'édition déjà citée de Catanaeus, dans le Recueil de Gruter (p. 454, 5) et dans beaucoup d'autres. Labus et les autres éditeurs modernes, par exemple Monti, Storia antica di Camo (Milan, 4860), p. 484, ont donné seulement la moitié supérieure d'après l'original, ils ne semblent pas s'être doutés que la partie inférieure existe encore dans la collection Archinti. Ce que les copies anciennes donnent de plus repose évidemment sur des restitutions hypothétiques et mérite peu d'attention. On peut en dire autant de la singulière assertion des savants de Come, qui prétendent que les Vercellenses qui dédient l'inscription ne sont pas les habitants de la ville bien connue de Vercellae, mais ceux d'un village quelconque des environs de Côme

3. « Comi in aedis D. Mariae veteris strato. t Bened. Jovius.

Bened. Jovius dans le recueil déjà cité fol. 47, 6. Ce fragment n'a pas été publié.

4. a Apud Mediolanum ad antiquum Ambrosii... aedem marmoreas inter confractas tabulas ab interiori sepulchri parte compositas. t Cyriaque d'Ancône dans Olivieri. — • In S. Ambrosii fano în lapide

marmoreo le?issijmo in iiii partes accisas diviso et in tumuium niinc constructo. t Le même, dans le manuscrit de Parme et dans Marcanova. — • In templo S. Ambrosii. Marmor in quattuor partes incisum et pro tumulo reginae (ita vulgo vocant) compositum nisi ab bis qui sepulchrum ingrediuntur legi non potest, quia imperitissimus quadratarius eitrinsecus eam mensae partem apposuerit, quae solida et nuliis literarum formulis concisa erat, • Alciat. — Aujourd'hui rinscription est perdue ^ sauf le premier fragment qui a été retrouvé en 4858 dans l'église de Saint-Ambroise. La pierre sur laquelle elle était gravée a dû être apportée de Gôme à Milan au moyen âge, soit par des tailleurs de pierre comasques, soit autrement ; c'est ce qu'a déjà reconnu l'auteur qu'on désigne ordinairement sous le nom d'Anonymns Laudensis : • Animadvertendum est banc marmoream mensam olim Comi fuisse et cum urbs illa. . . deleta a Mediolanensibus extitisset, illam uti inter praedam Mediolanum advectam.t J'ai fait à Milan plusieurs tentatives infructueuses pour obtenir communication du fragment qui existe encore. Il est imprimé dans Monti, 1. c, p. 479. — Le texte s'appuie essentiellement sur la copie prise par Cyriaque en 4442. Je donne ici les variantes que présentent les cinq meilleurs exemplaires du recueil de Cyriaque, à savoir : l'édition des Commentaires publiée par Olivieri, p. 28, d'après un manuscrit qui a disparu aujourd'hui ; le manuscrit de Parme (f. 408) ; celui de Redi (f. 78) ; celui de Chigi (I, Vi., 203, f. 44) et celui de Marcanova, à Modëne (f. 406). On ne saurait douter qu'Alciat n'ait encore vu l'inscription ; l'auteur anonyme qu'on désigne sous le nom d!Anonymus Valerii, et qui, à mon avis, n'est autre qu'Alciat lui-même, cherche à réfuter l'opinion de ceux qui croient que la pierre a été transportée de Gôme à Milan; il s'exprime là-dessus en ces termes : Quod mihi nec vetisimile fit, cum tabula ipsa^ quae lias hahct litteras, tantae fuerit magnitudinis, ut nonnisi maximo lahore potuerit moveri^ et il ajoute : superioribus diebus nostro labore inventum est... epitaphium... mensa marmorea est incuria maiorum nostrorum in partes quattuor divisa et ideo quibusdam scalpello exesis notulis, quae in divi Georgii aedicula Ambrosiani fani vicem cenotaphii praestat. Mais comme Alciat a connu aussi le texte de Cyriaque et comme, selon sa coutume, il traite fort arbitrairement l'inscription, comme

I. Au dire d*Aldini (Marmi ComeMi, p. 102), à qui on ne peut guère se fier, le roi Lothaire d'Italie (T 950) aurait été enseveli dans ce sarcophage ; et dès l'an 1612 le cardinal Fed. Borromeo aurait en vain recherché l'original.

son édition des lettres de Pline de 4506, puis dans Gruler, p. 454, 3 ; 4028, 5 ; dans Urelli 4472 et mainte autre fois. L'essai de restitution que j'en ai donné dans les Annali delV Instituto^ 4854, p. 42 (reproduit dans Henzen, t. III, p. 424, dans les Œuvres complètes de Borghesi, IV, p. 442, et dans Monti, 1. c.) est le premier qui s'appuie sur les meilleures copies de Cyriaque, mais dans les détails il y aura peut-être encore plus d'une correction à y apporter.

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