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fui légat de Cappadoce et de Galatie au moins jusqu'à la fin de Tan 99 ^ 11 ne put donc revêtir de fonctions relatives aux alimen-
paraît avoir été employé en cette qualité aussi bien à Fercntinum qu*à Veleia. Mais d*un autre côté, il est certain que les fondations alimentaires furent établies par groupes, et cela conduit à penser qu'à mesure que les capitaux qui leur étaient destinés devenaient disponibles, les diverses régions d'Italie étaient dotées de fondations de ce genre; et que par conséquent l'administration de ces affaires fut mise en rapport avec la curatollc des voies dès le premier établissement et non pas plus tard, lorsqu'il ne s'agit que de les surveiller. On pourrait rappeler en outre que sous Trajan nous trouvons un curator de la voie Emilienne, qui n'est pas, comme c'était de règle absolue, de rang prétorien, mais bien de rang consulaire (p. 18, n. 3), ce qui s'expliquerait si, à ce moment, la charge importante d'établir les fondations alimentaires était réunie à cette curatelle. On ne pourra guère trancher la question que lorsque les titres officiels de Bassus ou de Gallicanus auront été découverts.
1. Sur Titus Pomponius Bassus, comme légat de Cappadoce et de Galatie, on trouve les renseignements réunis dans la consciencieuse étude de M. G. Perrot {de Galatia provincia Romana, Paris, 1867, p. 110 et suiv.)- Une inscription de Bassus trouvée aux environs d'Ancyre (Bullett. d^li Imt. 1862, p. 68 - C L L. 111, 309) donne à Trajan les titres de trib. pot p. p. cos, II; ainsi comme Trajan fut consul en 98 pour la seconde et en 100 pour la troisième fois, elle date de 98 ou 99; on possède aussi un nombre considérable de monnaies de Bassus (Ëckhel IIK 190; Mionnet IV, 412, 33-35-, 413, 45; p. 7, 665, 35; 36; 669, 57; 58; Dorghesi BulletL 1844, 126 et Œuv. II, 16). J'ai consulté sur ces monnaies M. Waddington, la première autorité dans ce domaine, et je résume ici les parties essentielles des communications qu'il m'a faites pt qui reposent sur l'examen direct des pièces en question, o PMir ce qui regarde les médailles de Pomponius Bassus, celle de Vannée lA de Domiiien n'est pas d'une lecture certaine; l'exemplaire décrit par Mionnet wic semble plutôt se lire IG — La date IC de Domitien est certaine. Celle de Nerva est certaine. — La pièce de Trajan, frappée à Césarée {Mionnet Cappad., n. 45) avec £111 * BACCOY * CT ' F, Mont-Argée, se trouve au Cabinet : la lecture en est certaine. » Les monnaios de ce gouvornour vont donc de l'an 15 de Domitien à l'an 3 de Trajan; mais ici surgit la question de savoir à partir de quel jour ces années sont comptées. D'après la détermination de Belley {Mém. del'Acad. des Inscr., t. XXXV, p. 628) qui est approuvée par Eckhel et Ideler, l'année impériale de Cappadoce commence le 13 décembre. M.Waddington, au contraire, la fait commencer au 22 septembre. 11 fait observer que les chiffres les plus élevés d'années qu'on rencontre sur les monnaies de Césarée sont: pour Titus, III; pour Domitien, XV; pour Antonin le Pieux, XXIV; pour L. Verus, VII; pour Septime Sévère, XVÏIl; pour Macrin, II. « Ces » monnaies de Macrin , continue-t-il , qui sont assez nombreuses pour » la seconde année, tandis que je n'en connais pas pour la première, » montrent qu'on comptait probablement à partir de l'équinoxe d'au- » tomne, commencement habituel de Tannée en Asie-Mineure. » Le fait que pour Antonin le Pieux (tO juillet 138 au 7 mars 161) on compte
taîres ayant la fin de Tan 400, et il est même probable qu'il n'en fut chargé qu'en l'an 404 . Il en résulte que le consulat de Stella et de Marinus ne peut être antérieur à l'an 404 : en Tan 400 il n'y a pas de place entre le consulat de Pline et TertuUus en septembre et celui d'Aelianus et Sacerdos en décembre. Mais, d'un autre côté, on ne peut pas descendre plus bas que 404 : rien ne s'oppose à œ qu'on fixe le consulat de Stella et de Marinus ^ à cette date qui, seule, se concilie avec l'indication fournie par Martial sur les trois ans de loisir qu'il avait accordés à sa muse. Il n'était pas nécessaire que Stella fût déjà entré en charge lorsque le poëte envoya à Rome soo douzième liyre^ il sufQsait qu'il fût désigné, et comme la publication parait avoir eu lieu en hiver ou au printemps^ on devra la faire dater des premiers mois de l'an 404^ après qu'on pût connaître en Espagne les noms des consuls désignés le 7 janvier. — D'après ce que nous venons d'exposer on s'explique aussi que Bassus figure dans le IV* livre de Pline comme un homme fort âgé qui, après une longue carrière, s'était retiré des affaires publiques^ ; H est probable qu'il venait alors précisément de résigner les fonctions qu'il avait occupées dans l'administration des Alimentaires.
Si donc le dernier livre publié par Martial parut au printemps de 404, rien n'empêche de placer sa mort en cette année même, ainsi que nous l'avons fait plus haut.