Marlot. Metropolis Remensis historia^ t. II, p
5. C'est Flodoard qui nous fait connaître cette parenté (livre IV, cil).
PAGl 9
Anno 925, Mariasses Porcensis^ Marcus Dulcomensis et Gtiarinus Castriensis cum Reginnldo Hociensi Normannos opud Calvum Montcm debcllant et proslernnnt\ ce n'est évideniinent qu'un développement du texte suivant: Manasscs cornes cum Hagenoldo Nortmannos prosteniii apud C4ahmm Montem , que Marlot prétend avoir emprunté à Tan 925 de la chronique de Flodoard, et que l'on ne retrouve pas dans cet historien ; du reste le savant bénédictin considère ce Manassos comme comte du Porcien, et traduit Calvus mons par Chaumont-en-Porcicn i. Marlot aurait-il cité par erreur sous le nom de Flodoard, une chronique qui relatait une victoire remportée sur les Normands à Chaumont? Gela ne nous parait guère vraisemblable ; car cette chronique nous serait probablement parvenue ; et nous ne trouvons aucun historien du moyen-âge mentionnant cet engagement. En revanche, les chroniqueurs qui recueillirent les événements du dixième siècle ne manquent pas de placer sous l'année 925 (ou 926) , unedéfaite des Normands commandés par Renaud à Mons Calaus^ en Bourgogne, où ils furent attaqués par les comtes Garnîer [de Sens], Manassès [d'Autun] et lesévêques Ansegise[deTroyes] et Gozelme [de Langres] 2. Flodoard lui-même rapporte cet événement à Tannée 925 ^ et la citation inexacte qui en est faite par Marlot a sans doute cette origine : un chercheur rémois, travaillant avec plus de bonne volonté que d'érudition, a pu faire sur les comtes du Porcien des recherches utilisées par Marlot; il aura cru reconnaître Ghaumont-Porcien dans le Mans Calaus du chroniqueur , et, abrégeant ensuite à la légère le récit de la bataille, se sera exprimé involontairement de manière à ce que Renaud pût être considéré plutôt comme allié de Manassès, que comme chef des Normands^; quant à Manasscs, il en fit sans doute, dans son commentaire, un comte du Porcien. Le faux chroniqueur comprit la citation de Marlot dans le sens contraire à la vérité, en ce qui concerne Renaud, adjoignit de plus à Manassès les comtes Marc et Garîn ses héros favoris, et crut évidemment donner à son récit un peu plus