Marlot, MetropoUs Remensis historia, t. II, p
2. Voyez les extraits de différentes chroniques dans les tomes VIII et IX du Recueil des htstoriens de France,
3. Voici les paroles de Flodoard: « Anno UCCCCXXV redintégrante, » Ragenoldus cum suis Nortmannis Burgundiam depopulabatur. Cum » quo Warnerius et Manasscs comités, AnsegisusetGozcelmuspraesuIes 0 coDgrcssi apud Montem Galaun Nortmannorum plusquam DGG ster- » nunt. »
4. Ce chanp^ement de rôle provient du placement des mots cum Réginaldo.
^'g^pparence de vérité en identifiant Renaud (déjà travesti en adversaire des siens) avec le comte de Roucy, de même nom, mentionné par Klodyard. Mais la présence de Renaud de Roucy n*ofTre guère de vraisemblance ici , car ce personnage n'apparait sur la scène historique qu'une vingtaine d'années après la prétendue bâtai lie de Ghaumont et sa vie se prolongea jusqu'en 973 ^. Nous ne croyons pas non plus que l'on puisse admettre en 925 un Manassès, comte de Porcien , puisque Flodoard, en nous apprenant, sous la date de 932, la destruction du castrum d'Arches que le comte Bernard avait bâti dans le Porcien^, nous autorise à croire que ce Bernard gouvernait le PoTcîen depuis plusieurs années déjà. Quoi qu'il en soit, il n'y a pas Ueu de féliciter notre auteur de ses efforts pour se mettre d'accord avec Marlot.
VI. Pagus Regitestemsis. — Les renseignements sur les comtes de Rethel ne sont pas plus heureux. Suivant la chronique, Baltbazar de Rethel attaqua Mézières en 940, pour se venger des déprédations commises dans son comté par Garin ; mais il fut vaincu près de Warcq par son adversaire. L'année suivante, la paix se rétablit entre eux, et Manassès, fils de Balthazar, épousa Ordèle, fille de Garin. En 960, après la mort de Garin, Manassès, déjà comte de Rethel, hérita du comté de Castrice et de Mézières, et, au commencement du onzième siècle, son fils, du même nom que lui, éleva des prétentions sur le comté de Dormois comme arrière-petit-fils de JUarc ; mais Hermann de Grandpré l'emporta sur lui.
Le nom biblique de Balthazar, qui semble insolite au dixième siècle, est de l'invention du faux Alard ; car Aubry de Trois-Fontaines, chroniqueur véridique qui écrivait vers 4240 en s'aidant des anciens auteurs, mentionne à Tannée 946, un Bernard, cornes de ttetest 3, que Flodoard qualifie simplement de comte*, et qui est certainement le même que le fondateur du château d'Arches en Porcien. Nous croyons donc que le chroniqueur de Mézières a tort de distinguer à cette époque le comte de Rethel du comte du Porcien. Quant au nom de Manassès, il appartenait réellement à d'anciens comtes de Rethel ; mais rien ne prouve qu'Ordèle ait été fille d'un comte de Castrice. Les anciens généalogistes donnent, il est'vrai, son nom à la femme du premier Manassès; mais ils la font plutôt vivre au onzième