‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 78 sur 321 · PapyrtiH grecs du Loutre, p. -Hir» — 31b · texte numérisé non relu

PapyrtiH grecs du Loutre, p. -Hir» — 31b

oMyrouUâs et Khalbfts, Arabes, à Daeoatês, le frère, Salât.» « Ayant appris à la ville ce qui t'est arrivé^ an snjet de Thomme qni t'a fait nn désarment , nons sommes allés an Sérapéum, voulant nons aboncher avec toi. Mais ayant appris qne tu étais an grand Sérapéum , j'ai parlé à Sakhmi dn nome Lêtopolite. Tu feras donc bien de venir à nous dans Poï , parce qne nons allons nons rendre près dn roi ponr remettre une pétition à ton sujet au roi.»

tt Bonne santé. L'an XXIX, le 26. Mesori.»

Il n'y a pas là matière à périodes. Celni qni traçait ces lignes ne songeait pas à faire œuvre d'écrivain et à soigner son style : il lui suffisait d'avoir exposé son affaire tant bien que mal.

Aussi bien l'Egypte grecque comme l'Egypte pharaonique avait ses épistoliers de profession qui se piquaient de beau langage. Les grammairiens citent les noms d'un certain nombre de rhéteurs nés ou élevés en Egypte et dont l'œuvre renfermait des recueils de lettres artificielles où des sujets de philosophie ou de rhétorique, des descriptions, des études de mœurs étaient données sous la forme épistolaire. Rien ne nous reste de la plupart d'entre eux qu'un nom et le vague souvenir de leurs ouvrages ; mais les œuvres d'Alciphron qui nous ont été conservées nous donnent une idée fort exacte de la façon dont les Grecs entendaient ce genre. Si j'ouvre au hasard son recueil j'y trouve une lettre du poète Ménandre à sa maStresse Glycère et la réponse de Olycère,^ des billets de courtisanes à leurs amants;''' 4iiais non plus comme dans les recueils Egyptiens des préceptes de morale austère , des exhortations à l'étude où l'on vante la supériorité du métier de scribe sur tous les autres métiers. C'est qu'aussi la société et les mœurs ont bien changé depuis l'époque de Sésostris. Ermây Qàgabou ou Pentàûr n'auraient plus la vogue avec leurs sermons en forme de lettres : s'ils revenaient au monde, ils seraient rentrés à l'école, en gens d'esprit qu'ils étaient, et ils* auraient mis en scène des courtisanes et leurs dupes ; ils auraient raconté la mort de Bacchis et la douleur de

Page 1