‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 77 sur 321 · f7iâCff€ti vfjiaç Mèlnç rrâiraç · texte numérisé non relu

f7iâCff€ti vfjiaç Mèlnç rrâiraç

ft. Voici* la forme égyptienne de ces noms ; ^ tR^ (J IJ Vjr

«/'«l'/i'oi'/u^ le fils de Xnûm; ] \\ ^^^ rse-n-nuter-nvût , le fils

de la divine mère.

JO. Papyrus grecs du Louvre N« \h ; PI. XXII, p. 232—233.

^% viens à ma maison et demeure jusqn^à ce que nous voyons ^ qull convient de faire. Ne néglige rien ; écris-moi au sujet ^^'ta santé et de celle de mon fils ; occif^-toi du champ. Cette ^^ttre a été écrite à Thmouïs le 6 de Phamenoth. Nous avons ^licore deux jours, puis nous irons à Péluse. Mêlas vous ^inbrasse tons nominativement. J'embrasse Psen^noumi fils de ï^ntermouth.»

(( Je prie que tu sois en bonne santé.» Pour peu qu'on veuille bien comparer cette lettre aux letti'es ^e Tépoque pharaonique citées tout au long dans ce mémoire, on ne pourra s'empêcher de remarquer combien égyptienne elle est de composition et de forme. C'est la même manière de commencer par une prière , la même façon de diviser la pensée en une fonle de petites phrases placées Tune à côté de Fautre sans liaison grammaticale et presque sans suite : on pourmit traduire ^^ égyptien cette lettre, sans avoir h changer une seule tournure ou la forme d'une seule idée. Evidemment , l'homme qui écrivait Cette lettre n'avait du Grec que la langue , et encore son 6Sprît avait-il tourné à l'Egyptien de telle sorte que la langue elle-même s'était altérée et avait pris un aspect étrange.

U est à peine besoin de relever ici [l'importance historique de ces \ettres privées. Peu de pays ont une histoire plus curieuse et V^us intéressante que l'est celle de l'Egypte à cette épmiue. plu& que toutes les autres contrées soumises à la domination grecque par Alexandre, l'Egypte offre alors le spectacle de deux ^uds peuples et de deux grandes civilisations en présence l'0De de l'autre : l'une , illustrée par d'antiques souvenirs , mais comme vieillie en elle-même depuis des siècles , l'autre jeune encore et douée d'une foi*ce d'expansion tell.e qu'aucun autre peuple n'en a possédé de pareille. Avant les découvertes mo- Jernes , on savait bien que ces deux races s'usèrent mutuelle- 0ient sans pouvoir triompher l'une de l'autre ; mais on ne connaissait aucune des péripéties de leur lutte. Les papyrus grecs nous montrent les deux peuples en contact journalier , et nous font connaître la condition des personnes et Tétat des esprits en Egypte , pendant les sept siècles qui s'étendent de l'avénemeut des Lagides à Tédit de Théodose.

Souvent aussi les circonstances qui ont accompagné la découverte de ces documents leur prêtent un intérêt romanesque. En examinant le contenu d^n cercueil de momie, M. Passalacqua \' trouva une lettre encore cachetée, liée sur une palette de scribe.

((Timoxéne à Moschion, Salut.»

« <(M . . . 08^ qui te remet cette lettre est frère de Philon qui est avec Tépistolographe Lysis. Veille à ce qu'il ne soit fait aucun tort à cet homme : aussi bien son père est ici , prés de Petonouris le second. Ces présentes lui ont été données ainsi que le signe des miens.»

«Bonne santé.»

C'est une lettre de recommandation, mais l'individu , quel qu'il soit, à qui elle fut donnée, ne la remit jamais à son adresse. Il mourût en route, conmie il se rendait prés de Moschion; là lettre fut ensevelie avec lui, et n'a été ouverte que 2000 ans plus tard, longtemps après là chute des Lagides et ht disparition complète des races qui occupaient alors le sol de l'Egypte.2

La valeur littéraire de ces documents est-elle aussi grande que celle des documents hiéroglyphiques correspondants ? N<m sans doute : la plupart d'entre eux ne sont que des lettres d'affaires écrites au courant de la plume par des gens d'éducation médiocre. En voici un exemple de plus 'à ajouter à l'exemple cité plus haut :

Mv^ovlXâç xat XaXfi&g aqa^ag [sic) ^axovtei t(p

Jixovaavteç èv nôXei ta naqi aov avjiipefirjxoia y 7T€çi tov TtQoç as tfjv (ii^ôeiav noi^aattoç iWc], ^xaf,i€v elç %o ^againeiov (iolàfiêi^oi [sir) avv^l^ai aot. j^AOvaayzeç âè f.v tç/ f^ieydXip 2ilaqa7iiei(fi ovza as sXsyoy 2axfil tou ylrj%onoXitov. KaXwç ovv noijasiç 7ra{}aylveaO^(U ijilv aîç Iloei , oti xatarrXeiv ^ifX- Xofisv 7IQ0Ç %ov (iaoiXia [iVal iTriôov^fisv [sic] tvxtviiv ^raqi oov t(p (iaaiXeh

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