‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 4)Chapitre 17 sur 38 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. On a voulu voir dans Totingetun le nom primitif de Guines. H. H. do la Plane se demande sur quelle base repose cette explication. (Les abbés de Saint-Bertin , 1. 1, p. 144). Il est évident que c'est sur les mots Gisna sive Totingetun de la charte.

4. C'est du moins le nom que lui donne Cassini; la carte do l'État- Major ne le désigne pas nominativement.

5. Henry (Essai historique, topographique et statistique de l'arrondiss. corn-

devrait peut-être se lire Eclomii, dont la traduction serait Eclemy 1 (Pas-de-Calais, arr. de Boulogne, cant. de Guines, comm. de Sainghen).

3° Une donation, en date du mois d'août 831, faite au profit de l'abbaye de Sithiu, par Goibert et son fils Gontbert, de biens à eux appartenant et situés in loco qui dicitur Cw*niontium, in pago Bononensi, super fluvium Edivinia 2 . — Curmontium est certainement Cormont 3 (Pas-de-Calais, arr. de Montreuil, cant. d'Etaples). La rivière qui coule près de ce village est un affluent de la Canche et porte actuellement le nom de Dordonne.

4° Un acte du 5 septembre 853, rédigé à Guines (Ghisna t villa publica), par lequel Adalard, abbé de Sithiu, donne en précaire à Odwin les biens cédés par celui-ci à l'abbaye, à savoir, trois bonniers in pago Bononensi, in loco nuncupante Mighem, avec son bénéfice in Cafitmere 4 . Cette charte étant datée de Guines, il nous paraît convenable de chercher aux environs de cette ville les localités mentionnées. Mais elle ne nous a été trans-

munal de Boulogne-sur-Mer, p. 12), dit que c'était l'ancien nom du Wimereux. Il ne donne pas la raison de cette assimilation. Il ne serait pas impossible que ce fût l'existence à l'une des sources de cette rivière, du "Wast, qui, au dire d'Yperius, le chroniqueur-abbô de Saint- Bertin, se nommait anciennement Wasconvillare (Thésaurus novus anec dotorum, t. III, col. 556). Malbrancq («te Morinis (1639), 1. 1, p. 62) avait aussi rapproché le nom de cette rivière de celui de Wascontoillare,etil en avait conclu qu'il s'agissait du Slak, dont la source n'est pas éloignée de celle du "Wimereux; c'est là une erreur que peut expliquer la pénurie où l'on était en fait de cartes géographiques au commencement du xvn* siècle. On remarquera que dans les divers documents que nous allons employer, on trouve souvent des noms de cours d'eau dont la traduction est très-embarrassante, soit parce que les dénominations actuelles des ruisseaux qu'ils désignent ne sont pas indiqués sur les grandes cartes de Cassini et de l'État-Major, soit qu'ils aient changé de nom depuis l'époque carlovingienne.

1. C'est ainsi que Cassini écrit ce nom. La carte de l'État-Major porte Edemy; mais c'est une faute de graveur, car dans la nomenclature de l'administration des Postes, dressée en 1847, l'orthographe de ce nom est conforme à celle de Cassini (Bihlioth. Imp., fonds français, n° 10028, f820).

2. Cartulaire de l'abbaye de SaM-Beriin, édit. Guérard, p. 156.

3. M. de La Plane [les Abbés de S.-Bertin, t. I, p. 54) traduit ce nom par Caumont. Ce village, du diocèse d'Amiens, était compris dans le Pontbieu et plus à portée du Temois que du Boulonnais; de plus il est situé près d'un petit ruisseau, la Fontaine-Riante, qui ne peut être qualifié de jluvius. Mais, sans ces raisons, nous préférerions encore Cormont, qui conserve dans son nom l'r de Curmontium.

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