‹ Études sur les pagi de la GauleChapitre 20 sur 85 · I. Flodoard, HHtoria Remensis ecclesiae, 1. I, c. n · texte numérisé non relu

I. Flodoard, HHtoria Remensis ecclesiae, 1. I, c. n

1. « Rodemarus res suas sitas in Vico, in pago Castricensi; item Austre- ■ bertussuasin eadem villa. » (Flodoard, Ilistoria Remensis ecclesiae, l. II, c. 11). — Les diverses édit. de Flodoard donnent in vico Castricensi, leçon qui tend à faire supposer que Flodoard parle ici d'un bourg, chef-lieu du pagus Castriccnsis, auquel il aurait donné son nom; dans ce cas, chacun reconnaîtra qu'il eût été préférable d'écrire in vico Castricio. Mais Couvenier nous apprend que deux des mss. consultés par lui (le ms. de Notre-Dame de Reims, qui date du xii* siècle, et une copie d'un autre ms. exécutée à Épernay en 15%) donnent la variante in vico in pago Castricensi (Histoire de l'Église de Reims de Flodoard, édit. Couvenier; Douay, 1617, scholia, p. 70). Tel était sans aucun doute lo texte primitif et les copistes prenant Vicus pour un nom commun auront considéré comme superflu l'une des deux qualifications qui précèdent l'adjectif Castricensis. Dans cette hypothèse, on s'explique qu'ils aient préféré supprimer in pago plutôt qu'i/i vico, par cette raison que le complément de la phrase, « Item Austrebertus suas m cadem villa », indique qu'il était précédemment question d'un centre d'habitations et non d'un pagus. La leçon in Vico, in pago Castricensi répond donc à toutes les objections. Cette indication topoRraphique circonstanciée est bien plus en rapport avec le contexte, où Flodoard met toujours le plus grand soin à indiquer et les localités dans lesquelles l'église de Reims acquit des biens au temps de Rigobert, et le pagus dont elles dépendaient.

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