Etudes mrlespagi delà Gaule, 1" fascicule, p
3. Nous préférons traduire de cette façon le Vereket du texte plutôt que de supposer, avec le chanoine Roussel, qu'il est question de Verrières, village situé au sud de Sainte-Mènehould. Plusieurs verreries sont indiquées par Cassini le long de la Biesme entre Vienne-le-Chateau et la Chalade.
4. « ... Et inde (ab Ulmis) usque ad locum ubi Biumma fluit in As- » niam; et inde per descensum Asniae juxta Viasnam, et usque Viennam » per Vereires, et per Monblainvillara, per Concescurt, per Castrum » juxta Quarnatum; et inde per superiorem partem villae qui dicitur » Chaherei et inde recta via usque ad Jcnias et inde usque ad Spanulfi » villam; et inde recta via usque Montent Falconis et usque ad Leonem » a quo prius incepimus. » (Mabillon, De re dlplomalica ; suppl. p. 101). — Le texte imprimé donne Jetnas pour Jenias.
du comté de Verdun vers le Dormois et celle du diocèse de Reims mérite d'être signalée : la première de ces divisions poussait dans le diocèse de Reims le long de l'Aire, vers Ghàtel et Chéhéry, une pointe de deux lieues environ.
A l'époque où remonte le procès-verbal de la délimitation du comté de Verdun, le Dormois n'existait plus ; son nom était certainement conservé par la tradition et employé par divers écrivains et surtout par le peuple, mais le comitatus Dolmensis de la charte de 893 ne figurait plus au nombre des circonscriptions féodales.
Le nom d'un seul comte de l'ancien Dormois est parvenu jusqu'à nous et encore ne sait-on pas sûrement en quel siècle il vivait. C'est Marc, qu'un hagiographe désigne comme le maître du bouvier Juvinus, vénéré dans le Dormois sous le nom de saint Juvin. Un village de la contrée porte ce nom. Suivant la légende de ce saint, qui vivait soit au neuvième siècle, soit au dixième, Marc aurait gouverné en même temps le Dormois et l'Astenois Peut-être pourrait-on considérer aussi comme comte du Dormois « le comte Drogo » qui, d'après le plus ancien nécrologe de l'église de Reims (datant de 1070), aurait donné au chapitre de Reims Afaurimons et Chenereium 8 , c'est-à-dire Moiremont (Marne, arr. etcant. de Ste-Ménehould), monastère occupé avant le onzième siècle par des chanoines placés sous la protection du chapitre de l'église de Reims 3 , et Chennery, paroisse du doyenné de Grandpré, qui fut toujours à la présentation d'un membre du même chapitre métropolitain 4 . Chennery dépendait vraisemblablement du Dormois, tandis que Moiremont était situé au diocèse de Châlons, mais sur les confins de celui de Reims et par conséquent sur la frontière du Dormois. Si l'on était parfaitement certain que la limite du Dormois et de l'Asténois tût exactement marquée par celle des diocèses, on pourrait induire de la
1. « Quem scilicet comitatum [Dulcumensem atqueStadiniensem tune » regebat cornes quidam nomine Marcus » (Acta Sanctorum, t. H d'octobre, p. 217). C'est sans doute de la vie de saint Juvin que le faussaire qui composa la Chronique de Mèzières a tiré ce personnage de Marc dont il fait le gendre et le successeur d'un prétendu Thierry le Bref, comte du Dormois.
2. • Drogo, cornes, qui dédit nobis Mauri Montem et Chenereium » (.Nécrologe de l'église de Reims, au 10 des calendes d'août : Varin, Archives législatives de la ville de Reims, Statuts, 1. 1, p. 87).