‹ Études sur les pagi de la GauleChapitre 35 sur 85 · Flodoard, Historiae Remensis ecclesiae, 1. IV, c · texte numérisé non relu

Flodoard, Historiae Remensis ecclesiae, 1. IV, c

3. Marlot. Histoire de la ville, cité et université de Reims, t. III, p. 495.

4. Ce compte existe à la Bibliothèque nationale, fonds franç., n- 11573.

5. Varin, Archiv. admin. delà ville de Reimi, t. III, p. 480-481.

du comitatus carolingien*. Le père Delahaut, dans ses Annales civiles et religieuses d' Yvois-Carignan et de Mouzon*, donne une liste de quatorze villages, qui, suivant lui, dépendaient de la seigneurie de Mouzon aux derniers temps de l'ancien régime; mais le plus grand nombre de ces villages est situé sur la rive gauche de la Meuse et l'on s'aperçoit, en comparant cette liste avec le pouillé du diocèse de Reims de 1777, que cet auteur a voulu parler du domaine de l'abbaye bénédictine, évidemment formé de débris de l'ancien comté, et non pas de la chàtellenie royale. Suivant lui le comté de Mouzon comprenait certainement Sedan et les villages qui firent ensuite partie de cette principauté 3 ; nous partageons cette opinion pour deux raisons : la première, c'est que Sedan fit toujours partie du doyenné de Mouzon que nous croyons identique à l'ancien comté ; la seconde, c'est qu'a la fin du treizième siècle la seigneurie de Sedan et ses dépendances étaient tenues en avouerie de l'abbé de Mouzon par Gérard de Jausse 4 . Nous ne connaissons pas les différentes phases du démembrement du comitatus Mosomensis, et nous engageons vivement les êrudits des contrées voisinas à étudier l'histoire des seigneuries archiépiscopale et abbatiale de Mouzon afin d'élucider ces faits.

1. Voici la liste des lieux désignés dans le compte de 1516 comme dépendant de la chàtellenie de Mouzon : Balan, Beaumont, la Bezace, Douzy, Fleigneux, Floing, Francheval, Letanne, Moulins. Mouzon, Saint- Menge, Vigneron (ferme de la commune de Mouzon) et Villers-Cernay. Ce compte mentionne, en outre, un plus grand nombre de villages tous situés sur la rive droite, c'est-à-dire sur la rive impériale de la Meuse, et qui, étant placés sous la « saulvegarde et tuicion » du roi, devaient des sauvements comptés dans les revenus de la chàtellenie de Mouzon.

2. P. 242. Cet ouvrage a été publié en 1822 en un vol. in-8-, par L'Écuy, avec des additions et corrections.

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