Jbid., p
3. Metropolis Rementis historia, t. II, p. 342. - Art de vérifier les dates. édition in-folio, t. II, p. 630.
Notre chroniqueur a eu certainement une idée malencontreuse de faire guerroyer Hermann de \00A à 1020, car un document de 4008 nous apprend qu'à cette époque, le comte de Grandpré se nommait Hécelin l .
On litencoredanslachroniquede Mézières que le château d'Omont (Altos nions), édifié par l'archevêque Foulques, était situé dans le Dormois 5 ; rien n'est plus inexact. Selon toute probabilité, Omont dépendait du Porcicn et n'a jamais pu faire partie du Dormois, dont le pays de Voncq le séparait; en un mot, il est impossible de concilier cette indication avec les textes relatifs au pagus Yongensis et au pagus Dulcomensia. Celte erreur n'est cependant pas le produit de l'imagination du faux Alard : elle accuse aussi la lecture de Do m Marlol qui avait attribué, un peu légèrement sans doute, Omont au DormoisS.
V. Pagus Porce.nsis. — Il est fait mention dans la chronique de quatre comtes du Porcien; le premier, Hucbald, est nommé en 870, date à laquelle il aurait attaqué le terrible Garlasche, comte de Castrice, qui le mit en fuite. En 900, Frédéric, fils d'Hucbald, et probablement son successeur, fut tué par Erlebald, successeur de Garlasche. En 025, Manassès de Porcien figure au nombre des vainqueurs des Normands à Chaumonl-Porcien. Enfin, en 4020, un comte de Porcien aurait été un des auxiliaires d'Hermann, comte de Grandpré, dans sa guerre contre Manassès II, comte de Rethel,
Le nom d'Hucbald a été évidemment fourni à l'auteur de la chronique par Marlot qui, en tête de sa liste des comtes de Porcien, place Hucbald, gendre d'Evrard, duc et comte de Gisoin, dont Flodoard parle au livre IV, et qui, de l'avis de plusieurs, était comte du Porcien; ce personnage florissait en 880 4 . Le chroniqueur a omis de dire, sans doute parce que Marlot ne le lui apprenait pas, qu'il ucbald était oncle maternel d'Hervé, archevêque de Reims 5 . Frédéric, le prétendu fils d'Hucbald , ne se retrouve pas ailleurs. Ouant à Manassès, le passage qui le mentionne est ainsi conçu :
1. Voyez la charte d'Arnoul, archevêque de Reims, dans les Annales ordinis sancti Benetlicti, t. IV, p. G90.
2. «Anno 8GO Garlaschusmilesusurpavitvi comitatumCastriensem,
« et, capto Castrlcio, tam ferox factus est apud vicinos latrociniis ac in- » cursionibus, ut Fulco Remensis in Dulcomensi pago castrum Altimontie » erexerit »
3. Melropolis Remensis historia, t. 1", p. 504. — Histoire de la ville, cité et université de Reims, t II, p. C53.