‹ Études sur les pénitentiels (volume 2)Chapitre 7 sur 14 · Cl · texte numérisé non relu

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5- Pour trouver un exemple des distinctionB que l'on s'efforce d'établir en matière d'homictde, voyez les c, 25 et 6 du concile de Worms (^68) et diverses dispositions du concile de Trîbur (895). Sur le meurtre dés membres du clergé, voyez les textes des Capîiulaires, du concile de MaWnce (847), du concile de Worms (868), réunis dans le livre H de Regifcpii [de Synodalihus causis^ c. 41 et s., de lédition Wassersch- LEBEwmel joigneï-y le c. 5 du concile de Tri bu r (895). Sur la condamnation pbrt^e par l'Église contre les maris qui se croient en droit de tuer leut*6 femmes adultères, voyez le c. 46 du concile de Tribur. En6n il y a toute une série de textes sur le sacrilège, à commencer par Benoît de Diacre, II, 404. Voyez, à titre d'exemple, en le comparant è. notre c. 54, le c, 5 d'un concile romain tenu entre 871 et878 (Maassen, Siizitngsberichte de l'Académie Impériale de Vienne, classe de philos, et d'hist., XGl, p. 783); joignez-y la lettre de Jean VIII, écrite en 878 aux èvêques de Narbonaise et d'Espagne (Jaffé-Wattenbach, n. 3180.

[69] ETUDES SUR LES piwiTENTlELS ii

ces compilations^ les canons apocryphes de Carthage, de Laodicée, d*Ancyre et de Tolède qui figurent dans un recueil du xi siècle (BibL Nat,, Latin 2449)^ et aus^i à la fin d'un manuscrit des capitulaires d'Ansegise datant du X* siècle et provenant de S. Hemi de Reims -. On peut citer encore les canons apocryphes d'Ancyre et d'Agde qui figurent dans un recueil de la même époque, minutieusement analysé par Philipps ^, les faux canons de Ghalcédoine, de Tolède, d'Agde, d'Orléans, dMlerda, qui datent du même temps et que Victor Krause a rencontrés dans plusieurs manuscrits^; peut-être aussi le pseudocanon de Constantinople sur les homicides, qui a pris place plus tard dans le Paenîtentiate Homanum publié par Antoine Augustin ^» dans le livre IV, c. 116 de la collection en cinq livres du Vatic. 1339 ^, et qui a pénétré jusque dans certaines formes du recueil d'Anselme de Lucques^. Cette période a vu croître toute une végétation de canons apocryphes, indépendants d'ailleurs des compilations isidoriennes. Sur ce point encore, le VullicManum 11"^^ est à l'unisson des compilations du x" siècle»

L Voir le mémoire ; Un groupe de recueils canoniques inédits da X* siècle dans les Annales de rUniverstté de Grenoble^ XI (iSîîQ).

2- Manuscrit 163 des manuscrits de Mèerruarin conservés a la Bibliothèque royale de Berlin [autrefois ms. 1762 de air Thomas Phillips), provenant de Beims, x^ stècle^ foU 137 v". Voir die Hand^ sehriften^Verzeicitnisse der KônigUchen Bi idiot hek tu Berlin^ Xll ; Ferzeicltniss die iMiùiisclien Handschriften^ par Valent in BosEt p- 359,

3. Sinungsiteric.hie *îe T Académie Ira périple de Vienne, classe de philos, et d'hist., XLIV, p. 473.

k. Neues Arehi<^, XV II, p. 297, 2f>9, 303, 309.

5, C. 14 cïe ce Pénitentiel f^ui, dans sa forme actuelle, date du XIJ* siècle et qui n'esit nullemeni un recueil officiel de l'Eglise romaine. (Cf. Antoine Augustin, Canones Paenitentiales. Venise, 1584, p. 1)»

6, ThrinëP, Disquisitiones, p. 299.

7, Ainsi ce lexie conslilue le c, 47 du livre XI d'Anselme de Lucques dans le ms. de la Btbl. Nat., Latin 12451.

^% BTUDKS SUR LES PÉNlTBNTtELS [70]

En réBumé, le Valticellanum 11^^ est, à mon avis, l'œuvre d'un canoniste italien qui, vraisemblablement, au x" siècle (peut-étie même au commencement du xi*) a réuni un grand nombre de judicia paenitentiae en usage dans les pays autrefois soumis à l'Empire franc, en a modifié quelques-uns pour les mettre au goût de son temps ou à son goût personnel, et y a ajouté plusieurs canons (parmi lesquels plusieurs textes apocry[>hes) qui, à cette époque, circulaient en Italie. Rien ne nouR autorise à croire que ce canoniste ait été un Romain, En tout cas, la discipline dont il réunit les règles ne saurait nullement être présentée comme une discipline romaine, puisqu'elle esl faite en très grande partie de dispositions provenant de r Eglise franque- Ainsi le Vailiveilanum fl'' ne uiérite pas le nom de Pénitentiel Romain.

[121] ÉTUDS SUR LKS PEMrTETVTIElâ fS

LE PÉNITENTIEL CASfiyENSE

Mgr Schmitz à publié, d'après le manuscrit «172 du Mont-Cassin {manuscrit du x'-xi* siècles, écrit en caractères lombards), un recueil en lOâ canons qu'il range parmi les pénitentiels du groupe Romain. Ce pénitentiel est intitulé Paenitenliale Summorum Pontificum; mais ce n'est pas Tautorité, d'ailleurs fort contestable, de ce titre qui a déterminé Topinion de Mgr Schmitz. La raison d'après laquelle il s'est décidé est la conformité qu'il a constatée entre ce pénitentiel et les pénitentiels ValUcellanum h^ et //"™*, attribués par lui au groupe romain, Il y a reconnu, en effet, 62 canons qui appartiennent au Vallicellanum l^^ et 41 qui figurent dans le Vallicetla*

L'étude sur les deux pénitentiels Vallicellans dont j'ai soumis les résultats au lecteur m'a amené à voir dans le Vallicellanum /»"" un recueil des textes représentant la législation pénitentielle en usage dans LEglise franque dans la seconde moitié du vui* siècle et au commencement du IX*, Le Vallicellanum //""• procède en grande partie des mêmes sources* Je ne saurais donc admettre que la conformité du recueil du Mont-Cassin avec Tunou l'autre de ces pénitentiels soit Tindice, pour ce recueil» d'une origine romaine.

14 ETUDE SUR LES PENITEPÏTfELS [122]

Au surplus Texamen attentif du Pénitenliel du Mont- Ca&sin montre que les éléments dont il est composé sont à peu près exclusivement empruntés aux pénitentiels tripartites de TEglise franque, ce qui explique surabondamment les rapports qui existent entre ce pènitentiel et les pénitentiels VallicellanSf notamment le Vallivella-

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