Polynemus melanopoma
(Pl. V quater, Gg. 2.)
Polynemus melanopoma, Günther, 1 8 6 A : Proceed. zool. Soc. of London, p. 1U8.
P. melanopoma , Günther, 1868-1869; Trans. zool. Soc. of London, t. VI, part VII, p. A21.
D. VII -I, 12; A. II, i5.
Écailles : 7/71/17.
Cette belle espèce, qui rentre dans la section des Polynemus pourvus de neuf rayons libres à la pectorale, a été décrite très-soigneusement parM. Günther; une maquette
: Gill, Proceed. Acad. nat. sc. of Philadelphia , p. 168, i863.
faite d’après nature par M. Bocourt nous permet cependant d’ajouter quelques détails en ce qui concerne la coloration.
Le dos est d’un bleu cendré, plus accusé suivant quelques lignes longitudinales; le ventre est d’un beau jaune à reflets nacrés. Une teinte verte se voit autour des yeux, aux parties supérieure et moyenne de la joue et sur l’opercule; la tache operculaire, sombre sur l’exemplaire conservé dans la liqueur, est d’un beau bleu foncé sur le Irais; les lèvres sont rougeâtres, cette coloration se retrouve à l’orifice des ouïes. Les nageoires impaires sont d’un gris verdâtre, la teinte foncée du bord, visible sur les exemplaires conservés, semble moins nette sur le frais; les pectorales sont d'un jaune plus accusé, les rayons libres paraissent incolores, transparents.
Longueur totale 3ào mm
Hauteur y 4
Epaisseur 35
Longueur de la tête y 8
Longueur de la nageoire caudale y 6
Longueur du museau 1 1
Diamètre de l’œil l [ l
Es[ >ace interorbitaire j 7
N" A 3()i du Catalogue général de la collection du Muséum.
L’exemplaire observé par M. Bocourt avait été recueilli à Tanesco, malheureusement il est arrivé en si mauvais état qu’il a été impossible de le conserver; un autre, sur lequel ont été prises les dimensions, a été envoyé de Panama par M. Salmin.
Genre SPHYRÆNA, Bl. Schn.
Cuvier, 1829, Règne animal, t. Il, p. 1 5 6 .
Percoides à ventrales franchement abdominales, le bassin n’étant pas en connexion avec la ceinture scapulaire; sept rayons branchiostéges; deux dorsales largement écartées, courtes; des dents sur les mâchoires et les palatins, dont quelques-unes remarquablement fortes et tranchantes, vomer inerme ; mâchoires non protractiles, l’inférieure proéminente; préopercule arrondi, mousse, operculaire avec ou sans pointe. Ecailles nombreuses, faiblement adhérentes, sauf celles de la ligne latérale, cycloïdes.
Bien que la création de ce genre soit due à Schneider, qui l’a fait connaître dans le système ichthyologique posthume de Bloch; cependant cet auteur a si
ZOOLOGIE
mal défini cette coupe, qu’il convient plutôt de l’attribuer à Lacépède ou, mieux encore, à Cuvier, lequel l’a scientifiquement limitée.
Ces poissons s’écartent encore notablement des véritables Percoïdes, comme les auteurs de Y Histoire des Poissons en ont depuis longtemps fait la remarque ', aussi les iclithyologistes modernes les regardent-ils comme formant une famille à part. La présence d’écailles très-nettement cycloïdes, jointe à la dentition et à la disposition des viscères, en particulier de la vessie natatoire, établissent des rapports entre les Spbyrènes et les Scombéroïdes, affinités que Agassiz a fort justement mises en lumière 1 2 .
SPHYRÆNA GUAGUANCHE.
Sphyrœna guachancho, Cuvier et Valenciennes, 1829; Hist. nat. des Poiss. t. III, p. 3 /i 2 .
S. guachancho , Guichenot, i 85 3 ; Ramon de la Sagra, Hist. de la isla de Cuba. Poissons, p. 39.
S. guaguanche, Poey, 1 85 6-1 8 58 ; Mem. Hist. nat. de la isla de Cuba, t. II, p. 166.
S. guaguancho, Poey, 1 865-1 866 ; Rep. Fis. nat. de la isla de Cuba, p. 277.
S. guaguanche, Poey, 1868; Rep. Fis. nat. de la isla de Cuba, p. 359.
Écailles : 1 5 /i a 0/1 6.
Cette Sphyrène, qui se rapproche de la Sphyrœna picuda, Bl. Schn., parla position de ses ventrales placées en avant de l’origine de la première dorsale et environ à la réunion des deux tiers antérieurs avec le tiers postérieur des pectorales, s’en distingue surtout par le nombre des écailles de la ligne latérale, qui dans celle-ci est de 83 à 85 .
Les écailles des flancs, sur l’exemplaire que nous avons examiné, sont en quadrilatère à angles arrondis mesurant 3 mm ,2 de haut sur 2 '"'",7 de large; les festons marginaux occupent tout le bord adhérent, plusieurs résultent de la dichotomisation des sillons centripètes, ils sont petits, au nombre d’environ une cinquantaine, les bords latéraux en présentent quelques-uns peu distincts sur leur partie antérieure; le bord postérieur est arrondi, 1 aire correspondante chargée de crêtes concentriques irrégulièrement interrompues formant des vermiculations. Les écailles de la ligne latérale, longues d’environ 2 n,m ,5 sur 2 millimètres de haut, ont un canal occupant la partie centrale, court et large, à deux orifices; les sillons et les crêtes concentriques n’existent, ni en lace de l’orifice antérieur du canal, ni sur la moitié postérieure de la lamelle, qui paraît rester membraneuse.
1 Cuvier et Valenciennes, Histoire des Poissons , t. III,
2 Agassiz, Bccherchcs sur les Poissons fossiles, t. V, 1” partie, p. q 3 , i 833 -i 843 .
Longueur totale
Hauteur
Epaisseur
Longueur de la tête
Longueur de la nageoire caudale
Longueur du museau
Diamètre de l’œil
N° A 555 du Catalogue général de la collection du Muséum
La distinction des espèces dans le genre Sphyrœna n’est pas sans ofïrir quelques difficultés, les auteurs ayant le plus souvent eu égard à de faibles différences dans la position des ventrales. Le bassin qui supporte ces nageoires étant libre dans les chairs, on peut se demander si ce caractère présente ici une valeur comparable à celle qu on lui attribue dans le cas où ces os se trouvent en relation directe avec le squelette. La comparaison des formules des écailles paraît donner des résultats plus certains; malheureusement, les anciens auteurs ayant souvent négligé d indiquer ces détails sur les exemplaires qu’ils ont décrits, il y a de réelles difficultés pour établir d’une façon sure la synonymie.
L’individu appartenant à la Commission scientifique a été acquis de M. Boucard et provient du golfe du Mexique.
Famille DES SCIÉNOÏDES.
Cuvier, 1829, Règne animal, t. II, p. 171.
Cette famille, comprise suivant l’idée de Cuvier, renferme des Poissons très-voisins des Percoïdes et n’en différant guère que par l’absence des dents vomériennes et palatines. On sait aujourd’hui, cl’une manière incontestable, que ces organes sont souvent caducs ou peuvent n’exister qu’à certaines époques de la vie; d’un autre côté, plusieurs genres identiques, par tous leurs autres caractères, à certains genres de Percoïdes vrais, sont privés de ces organes; on est donc fondé à contester la légitimité de ce groupe et les ichthyologistes modernes l’ont profondément modifié.
Cuvier, dans son Règne animal et plus tard dans F Histoire des Poissons , avait réparti les genres sous quatre chefs principaux. Une première division, ayant pour type le genre Sciœna, comprenait ceux de ces animaux pourvus de sept rayons branchiostéges, avec deux nageoires dorsales et la ligne latérale continue. Une