‹ Études sur les poissons (volume 3)Chapitre 12 sur 39 · ZOOLOGIE DG MEXIQUE. IV* PARTIE · texte numérisé non relu

ZOOLOGIE DG MEXIQUE. IV* PARTIE

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ZOOLOGIE

seconde renferme des poissons ne différant des premiers que par l’union de ses deux dorsales; elle a pour types principaux les Diabasis ( Hœmulonauct .) elles Pristipoma. Un troisième groupe, où se trouve le genre Lobotes et autres, très-voisin d’ailleurs du second, présente moins de sept rayons branchiostéges. Enfin le dernier, si différent des précédents et en même temps si homogène « que l’on pourrait en faire une famille séparée 1 », réunit les animaux à moins de sept rayons branchiostéges, à dorsale unique et ayant la ligne latérale interrompue, il a pour type les Pomacentrus.

M. Günther avait divisé ces animaux en trois familles distinctes : les Sciœnidœ, correspondant assez exactement au premier groupe de Cuvier et Valenciennes; les Pristipomalidœ , comprenant les genres de la deuxième et de la troisième section et, de plus, certains Percoïdes , tels que les Ménides, etc.; les Pomacentridœ , à peu près identiques à la quatrième division de Cuvier, mais qui, d’après la conformation de leurs os pharyngiens unis en une seule plaque, sont éloignés des Acanthoptérygiens vrais, pour passer dans la subdivision des Pharyngognathi. La soudure des pharyngiens inférieurs ne peut plus être regardée comme ayant une valeur absolue; les ichthyologistes modernes 2 ont lait voir que, dans des groupes très-voisins, elle existait ou n’existait pas, sans qu’il fût possible, au moins dans l’état actuel de la science, de saisir pour l’ensemble de l’organisation des différences de nature à justifier leur éloignement. Cependant le groupe des Pomacentridœ , pressenti, comme on vient de le voir, par Cuvier et Valenciennes, mérite d’être conservé, d’après surtout le caractère tiré de la ligne lalérale interrompue, quels que puissent être d’ailleurs ses rapports avec les autres familles naturelles. Quant aux Sciœnidœ et aux Pnstipomatidœ , M. Günther, dans un récent travail 3 , n’admet plus la dernière famille comme distincte et fait entrer les genres qui la composent parmi les Percidœ. Les caractères distinctifs de ces derniers, comparés aux Sciœnidœ, sont premièrement que la dorsale épineuse est plus longue ou aussi longue que la portion molle, au lieu d’être plus courte; secondement que, le système des

Cuvier et \ alcnc. llist. des Poissons , l. V, p. 1 o , 1 83 o. d'ailleurs très-voisines par l’ensemble de leurs caractères.

Ainsi le Myriodon waigiensis Q. et G., parmi les Per- (Voy. Sauvage, Plaques pharyngiennes des Gerridce, Assocoïdes, a les pharyngiens inférieurs soudés (voy. Bleeker, dation française, 5' session, 1876, p. 5èg.)

Systema Percarum rei>. pars 1 , p. 11, 1875); les Gerres 3 Günther, An introduction to the sludy oJ'Fishes, p. 385 , ont ces os tantôt réunis, tantôt distincts, dans des espèces Edinburg, 1880.

canaux muqueux de la tête est moins développé. On voit combien sont faibles les différences établies entre ces divisions.

Les collections rassemblées par la Commission scientifique du Mexique offrent des représentants de la plupart de ces groupes. Parmi les Sciœnidœ nous trouvons les genres Otolithus, Corvina, Umbrina, Paralonchurus , Polycirrlms , Micropoma; parmi les Pris tipomatidœ , les genres Diabasis, Conodon, Pristipoma ; enfin les genres Pomacentrus et Glyphisodon représentent les Pomacentridœ.

Genre OTOLITHUS, Cuvier.

Cuvier, 1829, Règne animal, t. II, p. 172.

Sciénoïdes à deux dorsales; sept rayons branchiostéges; mâchoire inférieure proéminente, à symphyse privée de barbillons; des dents plus ou moins saillantes au milieu de dents en velours; épines anales faibles. Ligne latérale continue. Écailles cténoïdes polystiques, celles de la ligne latérale à canal divisé dans l’aire spinigère.

Le genre Otolithus ne paraît guère comprendre actuellement plus de vingt-cinq à trente espèces : les deux tiers environ se trouvent sur les côtes d’Amérique, et plus particulièrement dans les parties chaudes. Elles y existent sur les deux rives du continent, plus abondantes jusqu’ici dans la partie atlantique, où l’on connaît les Otolithus regalis , Bl. Sch., O. carolinensis , C. V., O. guatucupa, C. V., O. microlepidotus , C. Y., O. leiarchus, C. Y., O. thalassinus, Hotb., O. nothus, Holb., O . amazoniens , Cast., O. Drummondi, Richards, O. Magdalenœ, Steind., O. jamaicensis, n. spec. Dans le Pacifique on cite, vers Panama, les Otolithus squamipinnis , Günth., O. albus, Giinth., 0. reliculatus , Günth. ; plus vers le Nord, Y Otolithus californiensis , Steind., et au Pérou Y Otolithus analis, Jenvns. Enfin une seule espece , 1 Otolithus cayennensts , Lacep. , habite a la lois sur 1 une et l’autre rive, comme on le verra plus bas.

Trois espèces, dont l’une paraît nouvelle, ont été recueillies par M. Bocourt : Otolithus cayennensis, Lacépède, O. jamaicensis, n. spec., O. squamipinnis, Günther.

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