Umbrina Broussonetii
Umbrina Bromsonetii, Cuvier et Valenciennes, i 83 o; Iiïst. nat. des Poiss. t. V, p. 187 (et pl. CXVII sous le nom d'U. coroides ).
U. Broussonetii , Günther, 1860; Cal. Brit. Mus. Fishes, p. 277.
Écailles : 6/4 8/1 9.
Les espèces d’Ombrines à deux épines anales sont peu nombreuses, et je n’en connais jusqu’ici que trois, les deux autres étant Y Umbrina undulata, Girard ', et VU. analis, Günther 1 2 . A en juger d’après les descriptions données par les auteurs et un Poisson de Californie, acquis de M. Salmin 3 , attribué à la première de ces espèces, Y Umbrina Broussonetii, C. V., ne se distinguerait guère de celles-là que par sa tète un peu plus courte, son museau plus bombé et moins long, enfin son maxillaire moins prolongé en arrière, puisqu’il n’atteint que le bord antérieur de l’orbite, au lieu d’arriver jusqu’au niveau du centre de l’œil ou même de le dépasser. Ces différences sont assez légères pour qu’on puisse se demander si des études ultérieures, faites sur un nombre suffisant d’individus, n’amèneraient pas à réunir ces espèces, bien que l’habitat ne soit pas le même, les poissons décrits par M. Girard et M. Günther appartenant à l’océan Pacifique.
Les écailles sont proportionnellement grandes, eu égard aux nombres plus élevés qu’on trouve dans différentes espèces du même genre pour les lignes latérale et transversale, leur type est d’ailleurs celui qui a été décrit pour l’espèce précédente. Sur une écaille des flancs on trouve cinq lobes marginaux occupant la partie moyenne du bord antérieur; le champ postérieur porte sur le bord libre, légèrement convexe, quarantecinq spinales; celles-ci sont au centre sur dix ou douze de profondeur, dont la moitié, celles qui sont voisines du foyer, peu distinctes. Une écaille de la ligne latérale est assez régulièrement en quadrilatère, à bords antérieurs et latéraux un peu convexes; le canal, obliquement dirigé, se divise, au niveau de la perforation interne, en deux branches formant les côtés du triangle, qui constitue le champ postérieur; le bord antérieur porte six lobes marginaux, à peu près égaux, celui qui correspond au canal étant le plus petit; l’aire spinigère offre vingt-deux spinules au bord libre, sur cinq ou six suivant une rangée centripète.
Longueur totale . . .
Hauteur
Epaisseur
Longueur de la tôle,
ào
1 Girard, Proceed. Acad. nat. Sc. Philadelphia, p. i48,
1 854 . — Steindachner, Ichlhyol. Beitr. III, Sitzber. der
Ahad. Ttï.s'.s. I Vien, t. LXXII , 1 87 5 (p. 2 1 du tirage à part).
2 Günther, Trans. Zool. Soc. London , t. VI, p. 4 2 fi , 1868-1869.
3 N° 7616 du Catalogue de la collection du Muséum.
Longueur de la nageoire caudale
Longueur du museau
Diamètre de l’œil
Espace interorbitaire
N” A 978 ftu Catalogue de la colleclion du Muséum.
L’étude des types vus par Cuvier et Valenciennes confirme l’idée de M. Günther que les Umbrina Broussonelü , C.V., et U. coroides, C. V., doivent être regardés comme ne formant qu’une même espèce. En appliquant d'une façon stricte les règles de la nomenclature, la première dénomination spécifique a l’antériorité, puisqu’elle se trouve énoncée au haut de la page dans l’histoire des Poissons; il y aurait cependant à faire valoir, en faveur de la seconde, qu’elle répond à une description beaucoup plus complète, accompagnée d’une figure.
Si I on admet que cette Ombrine est distincte des Umbrina undulata, Girard, et U. analis, Günlh., l’espèce se rencontrerait uniquement dans l’océan Atlantique occidental, remontant jusqu’aux Antilles et descendant jusqu a Rio Janeiro, d’après un exemplaire rapporté par M. le D r Jobert. L’individu décrit ici provient du golfe du Mexique et a été acquis de M. Boucard.
Genre PARALQNCHURUS.
Bocourt, 1869, Nouvelles Archives du Muséum, t. V; Bulletin, p. 21.
Sciénoïdes à dorsale fortement échancrée; sept rayons branchiosléges; mâchoire inférieure non proéminente; une série de barbillons sur le bord inférieur de ses branches et, à la symphyse, un barbillon multifîde; épines anales faibles. Ligne latérale continue. Écailles cycloïdes, celles de la ligne latérale en grande partie membraneuses, à canal non visiblement prolongé dans l’aire postérieure.
Ce genre et le suivant, établis par M. Bocourt, paraissent bien distincts de ceux qui ont été admis jusqu’ici parmi les Sciénoïdes pourvus de barbillons à la mâchoire inférieure. Comme je ne possédais qu’un exemplaire de chacun d’eux, il ne m’a pas été possible de vérifier la disposition des dents pharyngiennes; autant qu’on en peut juger sur l’animal entier, elles paraissent toutes être en carde. D’ailleurs le barbillon multificle placé à la symphyse du menton est jusqu’ici particulier à ces deux genres et peut suffire à lui seul pour les distinguer.
Quant au caractère principal qui les sépare l’un de l’autre, fondé sur la nature